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27 Octobre 2022•Mise à jour: 27 Octobre 2022
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
La France a un « objectif stratégique de revenir à 2% d’inflation », a déclaré jeudi matin le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, au cours d’une interview à BFM Business.
Le locataire de Bercy a reconnu une augmentation des prix « insupportable pour les ménages comme pour les entreprises ».
« Quand la Banque centrale européenne restreint sa politique monétaire, il faut que la politique budgétaire soit elle aussi plus responsable », a-t-il estimé, plaidant pour une « coordination parfaite entre la politique monétaire et la politique budgétaire ».
Le ministre a également présenté plusieurs mesures destinées à limiter l’impact de la hausse du prix de l’énergie sur les entreprises.
Il assure que les entreprises qui emploient moins de dix salariés et font moins de 2 millions d’euros de chiffre d’affaire, vont pouvoir bénéficier du bouclier tarifaire qui s’applique aux particuliers et qui limite à 15% la hausse des prix du gaz comme de l’électricité en 2023.
Les entreprises jusqu’à 250 salariés vont, quant à elles, se voir proposer un « dispositif spécifique » permettant la prise en charge d’une partie du coût des énergies.
Enfin, pour les grandes entreprises, un « guichet » va être instauré pour cibler uniquement les enseignes qui ont un véritable besoin d’être aidées.
Ces aides visent ainsi à limiter la hausse des prix directement impactée par celle des énergies et donc des coûts de production.
Mercredi soir, au cours d’une interview télévisée, le président Emmanuel Macron avait également abordé cette épineuse question de l’inflation.
Il a rejeté « l’idée de bloquer les prix, considérant qu’une telle mesure « va tout désorganiser » avec « des conséquences bien plus grandes » mais expliquait privilégier l’idée de « faire en sorte que cette montée des prix de l’énergie ne se transmette pas à l’industrie » et aux prix des produits.
À noter qu’en septembre 2022, la France a enregistré une inflation à 5,6% avec des secteurs particulièrement touchés comme l’énergie qui a connu une augmentation de 17,8% ou encore l’alimentation qui enregistre une inflation à 9,9%.