Nadia Chahed
25 Janvier 2018•Mise à jour: 26 Janvier 2018
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Plus de 800 000 enfants, ont été forcés au déplacement à cause des violences interethniques et des affrontements entre l'armée et les groupes armés dans deux province de l'Est de la République démocratique du Congo, a alerté jeudi le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef).
"La RDC fait face à l’une des plus grandes crises de déplacement d’enfants dans le monde", a indiqué l’Agence Onusienne dans un communiqué publié jeudi et dont Anadolu a reçu copie.
Ces 800 mille déplacements ont concerné les province du Sud-Kivu et du Tanganyika, a précisé l'Unicef, notant que 65 millions de dollars étaient nécessaires pour assister ces enfants dans les six prochains mois.
"Les enfants de l'Est de la RDC continuent de subir les conséquences dévastatrices de ces vagues de violences (…) Des centaines de milliers d'enfants dans la région n'ont plus accès aux soins de santé et à l'éducation. Beaucoup d’entre eux ont été victimes de violences extrêmes", a déclaré le représentant de l'Unicef en RDC, Tajudeen Oyewale cité par le communiqué.
Dans ces deux provinces congolaises frontalières avec le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie, des enfants sont également recrutés dans les groupes armés "pour se battre", selon l’Agence onusienne qui a dernièrement estimé à plus de 3 000, le nombre d’enfants recrutés par des milices et des groupes armés dans ces provinces.
Relevant un risque "accru d'insécurité alimentaire car la violence empêche les communautés à se rendre dans les champs", l'Unicef rapporte que "des milliers d’enfants" risquent de souffrir de "malnutrition sévère".
Elle appelle, à cet effet, toutes les parties impliquées dans le conflit à "garantir l'accès à l'aide humanitaire", pour les personnes qui ont un besoin urgent d'assistance.