Aksil Ouali
02 Septembre 2026•Mise à jour: 02 Septembre 2026
Les autorités algériennes se dirigent vers l'activation des exécutions des condamnés à mort impliqués dans des incendies volontaires de forêt. Cette option a été réaffirmée, ce mercredi, par le haut conseil de sécurité, réuni sous la présidence du chef de l'État, Abdelmadjid Tebboune.
Selon le communiqué sanctionnant cette réunion, les participants « ont souligné la nécessité d'activer les exécutions de la peine de mort pour tout ce qui concerne les crimes liés aux incendies ». Dimanche dernier, lors d'une réunion consacrée à l'évaluation de la situation induite par les incendies ravageurs au centre et à l'est du pays et qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes, le président Abdelmadjid Tebboune a instruit son ministre de la Justice de procéder, avant le 15 septembre courant, à l'amendement du code pénal en introduisant la peine de mort pour les pyromanes. « Et il y aura exécution », a-t-il insisté.
Pour rappel, l’Algérie observe un moratoire suspendant l'exécution des condamnés à mort depuis 1993. La décision du président Tebboune d'aller vers la réactivation de l'exécution de la sentence capitale a suscité une multitude de réactions dans le pays, entre défenseurs de la mesure et militants anti-peine de mort.
La législation algérienne prévoit, dans plusieurs articles de loi, les condamnations à mort pour plusieurs crimes.
Une prison pour les barons de la drogue
Le haut conseil de sécurité algérien a également abordé la question de la lutte contre le trafic de drogue. Selon le communiqué, le Conseil de sécurité a salué les efforts de l’Armée nationale populaire et des services de sécurité. Il a, en outre, décidé « de transformer une caserne de l’Armée nationale populaire dans le Grand Sud, à Tanezrouft, en une prison à haute sécurité destinée aux barons et aux trafiquants de drogue ».