Barrage Ennahdha: Khartoum et Addis-Abeba s’engagent à ne pas affecter la part égyptienne des eaux
C’est ce qui ressort d’une conférence de presse conjointe animée par el-Béchir et Ahmed, jeudi dans le palais présidentiel à Khartoum, a rapporté le correspondant d’Anadolu.
Behram Abdelmunim Mohamed Mustafa
03 Mai 2018•Mise à jour: 03 Mai 2018
AnkaraAA/ Khartoum/ Behram Abdelmunim
Le président soudanais, Omar el-Béchir, et le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, se sont engagés, jeudi, à veiller à ce que l’édification du Barrage Ennahdha [Renaissance] éthiopien n’affecte pas la part égyptienne des eaux [du Nil].
C’est ce qui ressort d’une conférence de presse conjointe animée par el-Béchir et Ahmed, jeudi dans le palais présidentiel à Khartoum, a rapporté le correspondant d’Anadolu.
"Nous avons discuté, lors des pourparlers conjoints, du dossier du Barrage Ennahdha [Renaissance]. Nous annonçons notre engagement à ce que la part de l’Egypte des eaux [du Nil] ne soit pas affectée par la construction du Barrage", a déclaré le président soudanais.
"Nous avons, déjà, identifié les effets négatifs et positifs du Barrage Ennahdha. Nous avons constaté que ses effets négatifs étaient négligeables par rapport à son apport. Nous avons, également, vérifié que ce projet n’affectera pas les installations d'irrigation au Soudan et en Egypte", a ajouté el-Béchir.
A ses yeux, le Barrage Ennahdha est bénéfique pour le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie.
Pour sa part, le Premier ministre éthiopien a déclaré "qu’il avait examiné, en profondeur, le dossier du Barrage de la Renaissance ainsi que l'exploitation des ressources naturelles éthiopiennes de manière responsable et bénéfique pour le Soudan, l’Egypte et l’Ethiopie".
"Nous n'avons aucune intention de porter atteinte au Soudan et à l'Egypte par l’édification du Barrage", a-t-il affirmé.
Et Ahmed de conclure : "La construction du Barrage Ennahdha serait achevée conformément à la déclaration de principes. Nous nous efforçons d'agir de manière responsable pour protéger les pays amis (Egypte et Soudan)".
Le Premier ministre éthiopien était arrivé, mercredi à Khartoum, dans le cadre d’une visite officielle de deux jours.
Le président soudanais, Omar el-Béchir, son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, ainsi que le Premier ministre éthiopien qui était en exercice à l’époque, Haile Mariam Dessalegn, avaient signé une déclaration de principes sur la construction du barrage éthiopien.
Ceci indiquait une approbation implicite de l'achèvement de la construction du Barrage Ennahdha, avec la mise en place d'études techniques pour protéger les quotas d'eau des États.