Esma Ben Said
16 Mars 2016•Mise à jour: 16 Mars 2016
AA/Bangui/Constantin Ngoutendji/Pacome Pabandji
Abdoulaye Hissene, un des principaux chefs de l’ex-coalition Seleka, a été arrêté mardi à Bangui, avant de s'évader de prison quelques heures plus tard, a appris mercredi Anadolu, de source sécuritaire centrafricaine.
«Plusieurs hommes lourdement armés ont pris d’assaut hier soir (mardi) le bâtiment où Abdoulaye Hissene était retenu à Bangui. Ils ont procédé à des tirs mais personne n’a été tuée ni blessée», indique la source qui précise que « les éléments de la gendarmerie nationale qui gardaient le bâtiment n’ont rien pu faire ».
Abdoulaye Hissène avait été arrêté mardi après-midi, à l’aéroport de Bangui alors qu’il s’apprêtait à voyager.
Il a ensuite été transféré dans une cellule de la section de recherche et d'investigation de Bangui (SRI), indique une autre source sécuritaire centrafricaine qui précise qu'une enquête a été récemment ouverte portant sur l'implication présumé du général de l’ex-Seleka dans les violences qui avaient secoué la capitale centrafricaine en septembre dernier, faisant plus de 70 morts et des centaines de blessés.
Lundi, un chef anti-Balaka (milice chrétienne) du nom de Bawa Freddy, avait été arrêté par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) « pour multiples infractions d’assassinats, de rébellion, de détention illégale d’armes de guerre, d’association des malfaiteurs, de viols, de pillages », a annoncé, dans un communiqué, le Ministre de la défense Joseph Bindoumi.
Selon une source sécuritaire, Bawa a été « transféré à la Sri dans le cadre d’une enquête préliminaire ».
Ces arrestations interviennent moins de deux semaines avant l'investiture du président Faustin-Archange Touadéra prévue le 30 mars à Bangui et qui doit officiellement mettre fin à une période transitoire déclenchée début 2014 pour résoudre une crise qui a fait des centaines de milliers de victimes entre morts, réfugiés et déplacés.