Esma Ben Said
17 Mars 2018•Mise à jour: 18 Mars 2018
AA/Paris/Zeynep Ciftci
Le ministre des affaires étrangères français Jean Yves Le Drian s'est entretenu, vendredi, à Ouagadougou, avec le Président du Faso, Roch Kaboré, au sujet de la situation sécuritaire dans la zone sahélienne, a appris Anadolu de source officielle.
Jean Yves Le Drian s'était dans un premier temps rendu à Niamey (Niger) vendredi, accompagné du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, afin de participer à la réunion de coordination de la lutte contre le trafic illicite de migrants et la traite des êtres humains, réunissant les ministres de douze États européens et africains, avec des représentants de l’Union européenne, de l’Union africaine et des Nations unies, a annoncé un communiqué, publié via le site officiel du ministère français des affaires étrangères.
Une réunion qui vise à progresser dans la mise œuvre des engagements collectifs pris le 28 août dernier à Paris, dans le même format, pour lutter contre les réseaux criminels actifs en matière de migrations irrégulières et assurer un traitement digne des migrants" a détaillé la même source.
A l'occasion de ce déplacement en Afrique, le ministre français des affaires étrangères s'est également rendu à Ouagadougou afin d'exprimer "au peuple et au gouvernement burkinabè la solidarité de la France après les attaques terroristes meurtrières du 2 mars", poursuit le communiqué.
C'est la première visite d'un membre du gouvernement français depuis la double attaque de l'ambassade française et l'état-major général des armées.
"La réponse, la riposte aux attentats, aux terroristes, c’est le renforcement de nos liens. Lorsque le Président Emmanuel Macron est venu ici prononcer son discours sur l’Afrique, ce n’était pas un hasard. C’était une volonté affirmée d’avoir avec le Burkina un lien spécifique. Donc, notre riposte, c’est de renforcer notre coopération. La riposte, c’est aussi de faire en sorte que le G5 Sahel, la force conjointe se renforce, multiplie les initiatives" a confié Jean Yves Le Drian, à l'occasion d'un point de presse après une audience d'une heure avec le président Kaboré.
"Le combat doit être collectif", a-t-il martelé.
"Nous allons continuer à mener ce combat, en commun, pour que cette relation spécifique avec le Burkina soit renforcée et ce combat collectif que nous avons ensemble contre tous les terrorismes se poursuive. Donc, nous sommes dans cette relation, à la fois confiante, amicale, mais aussi offensive", a conclu Le Drian.