Esma Ben Said
17 Mars 2018•Mise à jour: 18 Mars 2018
AA/ Bangui / Sylvestre Krock
L’ONU a annoncé avoir arrêté vendredi un chef anti-balaka accusé d'être impliqué dans une attaque meurtrière en décembre dernier contre des Casques bleus dans le centre-Ouest de la Centrafrique, selon sa mission (Minusca).
Jean Francis Diandi, dit Ramazani, un chef anti-balaka (mouvement armé chrétien) "de carrure" a été arrêté vendredi à Bria dans le centre-Ouest de la Centrafrique, a annoncé la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies (Minusca) dans un communiqué
laconique parvenu à Anadolu.
Le chef rebelle a été arrêté dans la matinée lors d’une opération à Bria dans la préfecture de la Haute Kotto, selon la Minusca qui justifie son arrestation par la mise en « application du mandat d’arrêt émis par les autorités centrafricaines ».
Durant plusieurs mois, ce chef Anti-Balaka a été responsable de plusieurs violations graves du droit humanitaire international à Bria. Il est notamment accusé d'une attaque le 4 décembre contre des Casques bleus dans cette ville diamantifère.
Un Casque bleu mauritanien avait été tué et trois autres Casques bleus avaient été légèrement blessés dans l'attaque, selon la Mission.
La voie de la paix, la stabilité et la réconciliation en Centrafrique reste "longue et ardue" malgré les efforts de la communauté internationale, a dernièrement déploré devant le Conseil de sécurité, Parfait Onanga-Anyanga l’envoyé spécial de l’ONU dans ce pays plongé dans un conflit meurtrier depuis 2013.
Dans cette pagaille, l’Etat n'a de contrôle que sur une petite partie du territoire national, alors que les groupes armés s'affrontent dans le reste du territoire pour le contrôle des richesses dont le diamant et l'or s'attaquant par la même, aux populations, et notamment aux Centrafricains de confession musulmane.
Pour rappelle, deux attentats avaient ciblé deux mosquées les 12 et 18 octobre 2017 à Kembé et Pombolo, faisant au moins 150 morts.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé mi-novembre, de renforcer la Minusca de 900 hommes supplémentaires, afin d'augmenter sa réactivité en matière de protection des civils et de réinstauration de la paix.