Esma Ben Said
13 Juillet 2018•Mise à jour: 13 Juillet 2018
AA/Niamey/Kané Illa
Le ministre nigérien de la défense Kalla Moutari a confirmé, vendredi, le limogeage du général malien Didier Dacko du commandement de la force du G5 Sahel, a rapporté la radio allemande Deutschewelle.
«C’est fait, la décision est prise par les chefs d’Etat ; maintenant on ne l’a pas encore officiellement remplacé», a indiqué le ministre dans un entretien accordé au média allemand.
Le ministre nigérien confirme ainsi des informations, relayées depuis plusieurs jours par des médias, faisant état du limogeage du général Didier Dacko lors du dernier sommet de la conférence des chefs d’Etat des pays du G5 Sahel, qui s’est tenue en début du mois de juillet à Nouakchott (Mauritanie).
Le burkinabé Yaya Séré, commandant adjoint de la force du G5 Sahel, est aussi relevé de ses fonctions.
D’après Kalla Moutari, la Mauritanie a déjà désigné son général qui doit remplacer le malien et le Tchad en a aussi fait de même pour le poste de commandant adjoint.
Selon les analystes, le général Didier Dacko et son adjoint Yaya Séré font les frais de l’attaque terroriste qui a frappé le quartier général du G5 Sahel, le vendredi 29 juin dernier, coûtant la vie à au moins deux militaires et un civil.
Des médias maliens lient aussi le limogeage de Didier Dacko et de son adjoint, au massacre de plusieurs civils, le 19 mai dernier, dans la localité de Boulekessi, près de la frontière
burkinabé, sous contrôle de la force du G5 Sahel.
Constituée du Burkina Faso, du Mali, de le Mauritanie, du Niger et du Tchad, le G5 Sahel est une organisation créée en 2014 pour faire face aux problèmes sécuritaires que rencontrent les différents pays membres, notamment le terrorisme.
L’organisation dispose, depuis le 2 juillet 2017, d’une force conjointe qui doit rassembler 5000 hommes. Cette force militaire conjointe, avait été endossée par l’Union africaine et actée par le Conseil de sécurité de l’ONU par sa résolution 2359 (21 juin 2017), portée par la France.