AA/Bujumbura/Rénovat Ndabashinze
Les manifestants burundais opposées au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza sont, encore, descendus dans les rues de Bujumbura vendredi, a constaté le correspondant d'Anadolu.
Le mouvement contestataire, initié depuis plus de trois semaines par la société civile et l'opposition burundaises qui rejettent le troisième mandat "inconstitutionnel" de Nkurunziza, ne s'est toujours pas essouflé en dépit de "la violente répression opposée par les forces de l'ordre", a souligné, un des manifestants qui se dit membre d'une organisation de défense des droits de l'Homme à Bujumbura.
Des groupes de manifestants (d'environ 50 personnes chacun) sont, ainsi, sortis dans plusieurs quartiers de la capitale dont Bwiza, Jabe, Nyakabiga, Cibitoke, Ngagara et Mutakura, dénoncer "le troisème mandat inconstitutionnel" et brandir le drapeau du pays.
Enveloppés dans le drapeau burundais ou le brandissant sur des pancartes, les manifestants sacandaient "non au troisième mandat", "Nous sommes fatigués", "Nous voulons des élections démocratiques". Certains d'entre eux avançant en première ligne, effectuaient des accrobaties torses nus et tenant des bâtons dans les mains.
Les forces de l’ordre présentes en grand nombre dans les différentes artères de Bujumbura ont intercepté la route des manifestants en tirant des balles réelles faisant un blessé grave parmi eux, selon des témoins oculaires et une source de la Croix rouge, contactée par Anadolu.
"Nous réclamons que le président Nkurunziza renonce à son 3è mandat, la libération des prisonniers politiques, le report des élections qui doivent être inclusives, démocratiques, libres et transparentes", a déclaré à Anadou, un des organisateurs des manifestations affirmant la détérmination des manifestants "d'aller jusqu'au bout et de braver les coup de feu de la police".
Le bilan des manifestations contre un troisième mandat de Nkurunziza, commencées le 26 avril, s'élève à 26 morts, des centaines de blessés et plus de 500 arrestations selon un décompte de Anadolu, à partir de sources policières, humanitaires et de l’opposition.