Nadia Chahed
28 Juin 2019•Mise à jour: 28 Juin 2019
AA/Niamey/Illa Kané
Plus de 150 civils ont été tués dans des attaques armées depuis le début de l’année en cours au Niger, a annoncé le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).
«Plus de 150 civils ont été tués et une centaine de personnes enlevées depuis janvier 2019, suite à la recrudescence des attaques armées», a indiqué le bureau onusien dans un rapport publié jeudi et consulté par Anadolu.
Près de 70.000 personnes ont, en outre, été contraintes à se déplacer dans les régions de Diffa (sud-est), Tillabéry (ouest), Maradi (centre) et Tahoua (nord-ouest) au cours de la même période, a ajouté la même source.
«La situation sécuritaire dans le nord-ouest du Niger, sur la bande frontalière avec le Mali et le Burkina Faso, et au sud-est du pays dans le bassin du lac Tchad, a connu depuis le mois de janvier 2019 une forte détérioration à cause de l’activisme de différents groupes armés qui ont multiplié les offensives et augmenté leur capacité de nuisance », a déploré OCHA.
Les quatre régions nigériennes citées par le rapport sont frontalières du Nigéria, du Mali et du Burkina Faso.
Le long de sa frontière avec le Nigéria, le Niger fait face depuis 2015 aux attaques de Boko Haram, principalement dans la région de Diffa.
Quant aux régions nigériennes voisines du Mali et du Burkina Faso, elles sont frappées par des attaques attribuées à des groupes terroristes liés à Daech et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Le 14 mai dernier, au moins 27 soldats nigériens ont été tués dans une attaque près de la frontière malienne.