AA - Diyarbakir
Les activités de transports de marchandises se trouvent nettement perturbées par les actions terroristes du PKK dans l’Est et le Sud-est de la Turquie.
Les attaques de l’organisation terroriste, ciblant les camions de transport, qui d’une région à l'autre ou dans le cadre du commerce international, transportent des marchandises, assènent un coup sérieux à cette activité.
Les professionnels du secteur, dont de nombreux camions ont été incendiés par les membres du PKK, et qui s’inquiètent des actions de blocage des routes et de l’installation d’explosifs sur la chaussée, sont obligés de réduire considérablement leur activité.
Les camions ne sortent plus des garages et les chefs d’entreprises commencent à rencontrer des difficultés pour payer les traites des véhicules et les salaires des employés.
«Normalement dans cette période, les producteurs n’arrivent pas à trouver de camions disponibles pour transporter leurs marchandises, déclare un transporteur de Diyarbakir. Aujourd’hui, nos camions ne sortent pas du garage. Pourtant, la demande est là. Les transporteurs sont dans une grande difficulté. L’activité ne peut pas reprendre tant que la sécurité n’est pas assurée.»
Les professionnels du secteur à Mardin, Diyarbakir, Batman et Sirnak font tous le même constat.
Le secteur est en danger et pour éviter la faillite des entrepreneurs, le PKK doit mettre fin aux attaques pour que le processus de résolution reprenne, et que la région retrouve la sérénité.
«Nos camions ne quittent plus nos parkings et nos collègues des autres régions n’osent pas envoyer leurs camions ici, expliquent les transporteurs. Nous n’arrivons plus à subvenir aux besoins de nos familles.»