Mohamed Hedi Abidellaoui
21 Juin 2017•Mise à jour: 21 Juin 2017
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa
Au moins cent et un civils ont été tués, durant le mois de mai dernier, dans les territoires affectés par des conflits en République démocratique du Congo (RDC), selon un rapport onusien, publié mercredi à Kinshasa.
En mai 2017, « 316 violations des droits de l’Homme ont été commises par toutes les parties dans les territoires affectés par les conflits, causant la mort d’au moins 101 civils », précise le rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme, dont Anadolu a eu copie.
Dans ces territoires en conflit, indique le rapport, au moins 173 violations ont été commises par les combattants de groupes armés confondus, tandis que les 143 autres ont été commises par les services de l’Etat dont les militaires, auteurs de 70 violations.
Aucune réaction officielle n'a été enregistrée jusqu'à mercredi à 14:30 GMT.
Les combattants de divers groupes Maï-Maï évoluant dans l’Est du pays ont commis le plus grand nombre de violations documentées, à savoir 35 violations, soit plus de 11% du nombre total des violations commises, souligne le même rapport.
Au cours de la même période, 101 victimes ont été tuées dans des zones affectées par les conflits, principalement dans la région du Kasaï.
Mardi à Genève, le haut commissaire des Nation unies aux droits de l’Homme, Zeid Ra'ad Al-Hussein, a réitéré l’appel à ouvrir une enquête internationale sur les violences qui secouent la région depuis août dernier, après l’assassinat par les forces de sécurité congolaise de Kamwina Nsapu, un influent chef traditionnel entré en rébellion contre Kinshasa.
Al Hussein a également accusé les autorités congolaises « d'armer » une milice dite « Bana Muna » et qui mène « d'horribles attaques » contre des civils dans la région du Kasaï. Cette milice soutiendrait Kinshasa dans la lutte contre la milice Kamwina Nsapu, mais a mené des attaques mortelles contre les groupes ethniques luba et lulua, selon le haut commissaire.
Kinshasa a, pour sa part, refusé l’idée du déploiement sur son territoire d’une commission d’enquête internationale qui travaillerait « en vase clos », a affirmé mardi au cours d’une conférence de presse à Kinshasa, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende