Esma Ben Said
29 Mai 2018•Mise à jour: 30 Mai 2018
AA / Kinshasa / Genève / Pascal Mulegwa
L’Organisation Mondiale de la santé (OMS) a affirmé mardi qu’elle restait "prudemment optimiste" sur les risques de développement du Virus Ebola dans le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo (RDC) où les équipes sanitaires ont élargi lundi une campagne de vaccination contre Ebola à deux zones urbaines.
"Nous restons prudemment optimiste sur le progrès de l’épidémie à Mbandaka après l’application du Vaccin", a déclaré lors d’un point de presse au palais de Nation à Genève le chef adjoint de l'OMS pour la réponse aux urgences, Dr Peter Salama.
Dans la ville de Mbandaka, capitale de la province de l’équateur, les équipes sanitaires ont vacciné près de 400 "contacts potentiels" contre le virus Ebola, selon la même source précisant que cette ville d’1,2 million d’habitants n’est pas encore à l’abri d’Ebola.
Déclarée depuis le 8 Mai dans la région de Bikoro avant de gagner une zone urbaine, l’épidémie d’Ebola a déjà fait 25 morts dont 12 personnes confirmées malades d’Ebola, s’est répété le chef adjoint de l’OMS en référence à un rapport conjoint avec les autorités sanitaires congolaises.
Les Treize autres sont mortes de fièvre hémorragique avant et après l’épidémie, sans avoir être testées par les équips sanitaires, selon le ministère congolais de la santé qui a revu à la baisse le nombre des cas et celui des morts.
La maladie est actuellement confirmée sur 35 personnes, d’après les deux instances.
Ces dernières 48 heures, "aucun cas confirmé ni décès confirmé n’a été répertorié que ce soit à Bikoro, à Mbandaka ou à Iboko ", selon Salama qui espère obtenir, "dans les jours à venir", l'approbation du gouvernement congolais pour "l'utilisation de cinq médicaments expérimentaux pour traiter les personnes atteintes d'Ebola".
Cet essai clinique "pourrait jeter les bases d’un traitement plus rapide pour des prochaines épidémies", a poursuivi Peter Salama.
L’Equateur est une des provinces pauvres du Congo-Kinshasa (RDC), pays majoritairement chrétien (plus de 80 %).
Les communautés locales considèrent Ebola comme un fait de sorcellerie ou de malédiction.
Découvert pour la première fois en 1976 dans le village de Yambuku (Nord-Ouest) sur les rives d’une rivière dont il tient le nom, Ebola, est resté endémique en RDC.
La dernière épidémie en date, remonte à mai 2017 à Aketi, une zone isolée de la province du Bas-Uélé (Nord-est) où elle avait officiellement fait 4 morts.