Nadia Chahed
20 Juin 2020•Mise à jour: 20 Juin 2020
AA/ Kinshasa / Pascal Mulegwa
Le tribunal de grande instance de Kinshasa a condamné, samedi, l'ancien chef du cabinet présidentiel, Vital Kamerhe et son co-accusé, l’homme d’affaires libanais Jammal Samih à 20 ans de travaux forcés pour "détournement de fonds et corruption avérée".
Le tribunal a, également condamné l’homme d’affaires libanais au paiement de 20 millions de dollars américains.
Pour établir l’infraction de détournement à charge de Vital Kamerhe qui pilotait tout le programme des 100 jours du chef de l’Etat, le tribunal a noté qu’il n'a pas respecté les règles de passation de marchés publics.
Le contrat était « imaginaire », a expliqué le président du tribunal Pierrot Bakenge, affirmant dans son jugement que les fonds ont été débloqués alors qu’il n’y avait pas de contrat.
Le tribunal a, en outre, décidé l’interdiction pour dix ans, après l’exécution de la peine, du droit de vote et du droit d’éligibilité pour Vital Kamerhe.
Il a, également, ordonné la saisie de ses biens, ceux de sa femme et de sa belle-fille.