Mourad Belhaj
20 Juin 2020•Mise à jour: 22 Juin 2020
AA / Ankara
Des sources diplomatiques turques ont annoncé, samedi, la libération de trois marins turcs détenus en Érythrée depuis 3 mois.
Les sources ont fait part à l'Agence Anadolu de la libération des marins Selim Ekmekçioğlu, İbrahim Iğnak et Erman Lütfü Atamer, suite à d’intensifs efforts diplomatiques entrepris sur instructions du président Recep Tayyip Erdogan et supervisés par le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoglu.
Répondant aux questions du correspondant de l’Agence Anadolu, Seyda, l'épouse de Selim Ekmekçioğlu, capitaine du bateau turc, a déclaré que son mari l'avait appelée et l'avait informée de sa libération.
Elle a expliqué que son mari l'avait informée qu'ils naviguent actuellement vers la côte de Djibouti, et que leur santé était bonne.
"Mon mari m'a assuré qu'ils ont été bien traités en Érythrée", a-t-elle précisé.
Seyda Ekmekçioğlu, a remercié le ministre Çavuşoglu et l'ambassadeur de Turquie en Érythrée, Aykut Kumbaroğlu, pour les efforts qu’ils ont fournis afin d’obtenir la libération de son mari, indiquant que les marins turcs devraient arriver à Djibouti dans deux ou trois jours.
Après être sorti à la retraite, Selim Ekmekçioğlu a entamé, en septembre 2017, un tour du monde en voilier.
Après un périple qui l'a mené dans l'océan Atlantique, puis dans les océans Pacifique et Indien, il est arrivé sur les côtes du Sri Lanka, en mars dernier, où İbrahim Iğnak et Erman Lütfü Atame se sont joints au voyage.
Fin mars, les marins ont atteint la côte de Djibouti, sans pouvoir accoster dans ses ports en raison des mesures liées à l’épidémie de coronavirus. L'ambassade de Turquie leur a alors fourni des provisions et réparé le moteur de leur bateau, pour qu’ils puissent naviguer vers le canal de Suez afin de retourner en Turquie.
Selon l'épouse du capitaine, le canal de Suez étant également fermé en raison des mesures liées à l’épidémie de coronavirus, les marins ont été obligés de retourner à Djibouti d’où ils ont décidé de visiter la côte érythréenne en raison du manque de carburant et de provisions, et c’est là qu’ils ont été arrêtés par les soldats érythréens.
Le 25 avril de l'année dernière, Ekmekçioğlu a secrètement appelé sa femme par téléphone satellite et l'a informée de son arrestation en Érythrée.
Seyda Ekmekçioğlu a alors contacté l'ambassade de Turquie en Érythrée et l'a informée de la situation dans laquelle se trouvait son mari, puis les efforts diplomatiques turcs pour libérer les marins ont commencé, jusqu'à l’heureux dénouement de la situation.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj