Lassaad Ben Ahmed
16 Mars 2020•Mise à jour: 16 Mars 2020
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Les sénateurs et députés de la République démocratique du Congo (RDC) ont repris les travaux parlementaires, lundi, sur fonds d’inquiétudes liées à la gestion des finances publiques et la bonne gouvernance, a constaté le correspondant d'Anadolu.
Lors de la cérémonie inaugurale, retransmise à la télévision publique, le président du sénat, Alexis Ntambwe Mwamba, a rappelé que la « bonne marche des institutions est capitale et repose sur le respect du principe de séparation des pouvoirs, gage de paix et fondement de développement ».
« Chaque institution doit travailler dans les limites de ses prérogatives », a déclaré Mwamba, indiquant aussi que « tout dérapage de la situation politique peut donner lieu à un chaos généralisé ».
Ntambwe Mwamba, issu des rangs de la coalition de l’ancien président, Joseph Kabila, a fait ces déclarations alors que des ONG, ont dénoncé depuis plusieurs mois, une cacophonie au sommet de l’Etat.
S’agissant des relations diplomatiques nouées entre la RDC et l’Etat s’Israël, il a appelé l’exécutif à « travailler beaucoup pour ne pas énerver nos relations et notre solidarité avec l’ensemble de l’Union Africaine », qui a adopté une posture de neutralité dans le conflit israélo-palestinien.
Il a fustigé la gestion des finances publiques, marquée par des scandales financiers et des dépassements budgétaires. « Dire qu'on entre en programme avec le Fonds monétaire international (FMI) et adopter un comportement dans la gestion des finances publiques non conforme au dit programme serait une attitude irresponsable », a-t-il déclaré.
Estimant préoccupante la pandémie de Covid-19, le président du sénat a annoncé la suspension de toutes les plénières jusqu’à ce que, a-t-il dit , il y aura la certitude qu'en réunissant les sénateurs "nous ne vous exposons pas » au danger.