AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Cinq drones ont survolé des secteurs sensibles à Paris dans la nuit du lundi au mardi, entre minuit et 06h00, ont révélé la gendarmerie des transports aériens (GTA) et la police judiciaire.
Les drones ont été aperçus survolant des sites stratégiques dont la place de la Concorde, l'ambassade des Etats-Unis, Les Invalides, la Tour Eiffel et la Bastille. Le parquet de Paris a immédiatement saisi la GTA sur le survol de l'ambassade américaine. Mais la gendarmerie n'a pas réussi à retrouver le drone jusqu'à présent.
D'autres établissements français de haute importance avaient précédemment été surveillés par des drones. L'Elysée avait fait l'objet d'un survol par drone de ''quelques secondes'' à la mi-janvier et plusieurs centrales nucléaires avaient été visitées depuis octobre dernier.
Selon les lois françaises, les drones n'ont pas accès à l'espace aérien du pays. Le survol n'est autorisé que ''dans le cadre d'une autorisation préfectorale délivrée après avis du service de la défense et de la direction régionale de l'aviation civile'', informe la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).
Le survol d'un drone dans la nuit est un délit passible d'un an de prison et de 75 000 euros d'amende.