Hafawa Rebhi
05 Décembre 2017•Mise à jour: 06 Décembre 2017
AA / Jérusalem / Abdel Raouf Arnaout
Des responsables israéliens ont critiqué, mardi, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, pour ses mises en garde contre les répercussions de la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël, et pour après fait allusion à la rupture des relations diplomatique de la Turquie avec Israël, le cas échéant.
« Nous ne recevons pas d'ordres et de menaces de la part du président de la Turquie, Israël est un Etat souverain avec Jérusalem pour capitale », a déclaré le ministre israélien des Transports Yisrael Katz
« Il n'y a pas de geste plus juste et plus historique que de reconnaître Jérusalem, la capitale du peuple juif depuis trois mille ans, comme la capitale de l'Etat d'Israël », a-t-il fait savoir dans un communiqué de presse.
Pour le ministre israélien de l'Education, Naftali Bennett, « il y aura toujours ceux qui critiquent, mais en fin de compte, une Jérusalem unie est meilleure que la sympathie d'Erdogan ».
Cité par le site du journal israélien « Jerusalem Post », ce dirigeant du parti d’extrême droite, le Foyer juif, a déclaré : « Malheureusement, Erdogan ne manque pas une occasion d'attaquer Israël. Israël doit atteindre ses objectifs, y compris la reconnaissance de Jérusalem unifiée comme capitale d'Israël ».
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde son homologue américain, Donald Trump, contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, insistant que Jérusalem est « une ligne rouge pour les musulmans ».
Erdogan a déclaré mardi dans un discours au parlement turc que la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël pourrait conduire à la rupture des relations diplomatiques de la Turquie avec Israël.
« Je dis à M. Trump que Jérusalem est une ligne rouge pour les musulmans, et si une telle mesure est prise, nous tiendrons une réunion de l'Organisation de coopération islamique (OCI) à Istanbul et mobiliserons le monde islamique à travers des événements importants », a asséné Erdogan.
En tant que chargé de la présidence tournante de l’OCI, Erdogan a assuré que la Turquie poursuivrait de près cette affaire et convoquerait, le cas échéant, les pays de l’OCI à une réunion d’urgence dans un délai de dix jours.