Uğur Ertaş
17 Février 2016•Mise à jour: 17 Février 2016
AA/ Ugur Ertas
L’Azerbaïdjan maintiendra ses niveaux actuels de production pétrolière pour répondre aux besoins nationaux et ne se joindra pas aux pays qui ont conclu, mardi, un accord de gel de la production, a indiqué le ministère azerbaïdjanais de l’Energie.
«L’Azerbaïdjan continuera sa production de pétrole brut afin de répondre aux besoins de sa demande intérieure. Le pays ne projette pas de geler les volumes de sa production» a indiqué, mardi, le ministère, cité par l’agence de presse gouvernementale Azertac.
La production pétrolière de l’Azerbaïdjan est en baisse depuis cinq ans, chutant à 848 mille barils par jour (bdp) en 2014, comparé à plus d’un million de bdp en 2010, d’après le rapport statistique sur l’énergie mondiale de la British Petroleum Company.
L’infrastructure vieillissante et la diminution des investissements font partie des principales raisons de cette baisse. Les revenus pétroliers constituent 90% des exportations de l’Azerbaïdjan.
Les quatre plus importants producteurs de pétrole du monde se sont accordés, mardi, à Doha, à geler leurs productions individuelles à leurs niveaux de janvier dernier, sous réserve que d’autres producteurs importants appliquent également la mesure.
D’après l’annonce du ministre qatari de l’Energie et de l’Industrie, faite à la suite d’une réunion quadripartite à Doha, le Venezuela, l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Russie se sont accordés à appliquer cette décision en se basant sur la production du 11 janvier dernier.
Le ministre qatari Saleh al-Sada a souligné que la décision assurera une stabilité des prix du pétrole qui fluctuent depuis janvier 2014.
Cette mesure est une première en 15 ans de coopération entre membres et non membres de l’OPEP.