AA/Séoul (Corée du Sud)/ Alex Jensen
L’agence de presse d’Etat de la Corée du Nord a annoncé, vendredi, qu’un haut responsable du pays se rendra bientôt en Russie, alors que le plus proche allié de Pyongyang, la Chine, s’est récemment engagé à mettre un frein aux ambitions nucléaire de la Corée du Nord.
L’agence de presse Korean Central News a déclaré, vendredi, que le Secrétaire général du Parti des Travailleurs de Corée, Choe Ryong-hae, se rendra en visite à Moscou, capitale de la Russie, «dans le futur proche», sans préciser de date.
Jeudi, lors de l’ouverture du Sommet de l'Asie de l'Est, au Myanmar, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a fait écho aux déclarations, en début de semaine, du président Xi Jinping, en soulignant que son gouvernement s’est engagé à dénucléariser la péninsule coréenne.
A cette fin, Pékin a plaidé en faveur d’une reprise des pourparlers à six– incluant la Chine, les deux Corée, les Etats-Unis, le Japon et la Russie.
Pyongyang et Moscou ont établi des relations diplomatiques en 1948, mais la chute de l’Union soviétique les avait, par la suite, éloignés.
De récents développements - dont la visite en Corée du Nord, en avril, du vice-Premier ministre russe Yuri Trutnev - suggèrent un réchauffement des liens bilatéraux.
Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Su-yong, a également rencontré son homologue russe, au début du mois de septembre, tandis que les deux pays cherchent, par ailleurs, à resserrer leurs relations économiques.