Nadia Akari
30 Août 2016•Mise à jour: 31 Août 2016
AA/ Zamboanga (Philippines) / Hader Glang
Quinze soldats philippins ont été tués, dont deux par décapitation, alors que l’offensive ordonnée par le président philippin Rodrigo Duterte contre le groupe terroriste dans le sud du pays est entrée dans sa cinquième journée.
Le centre de commandement militaire du Mindanao Ouest basé dans la ville de Zamboanga, a publié, mardi, un rapport de terrain indiquant qu’un violent combat a éclaté, hier lundi, dans un bastion du groupe terroriste Abu Sayyaf, Patikul, à moins de 10 km de Jolo, capitale de la province méridionale de Sulu.
Un soldat de première classe est un des deux militaires décapités par ce groupe affilié à l’organisation terroriste Daech.
Plus d’une dizaine d’autres ont été tués dans le violent affrontement armé qui s’est déclenché lundi, dans le village de Maligay.
Un officier figure parmi les victimes dont les identités n’ont pas été divulguées en attendant que les proches parents aient tous été informés de ces tragiques incidents.
Le chef d’état-major philippin, Général Ricardo Visaya, cité par GMA news, a assuré que la campagne militaire allait se poursuivre malgré ces pertes humaines.
Le groupe d’insurgés Abu Sayyaf a vu le jour en 1990, en tant que faction dissidente, lorsque des anciens combattants du Front Moro de Libération nationale et des vétérans philippins de la guerre en Afghanistan se sont ligués.
Il est accusé d’avoir perpétré de nombreuses attaques meurtrières contre des civils et des militaires, ainsi qu'un nombre croissant d’enlèvements.