Mourad Belhaj
09 Novembre 2019•Mise à jour: 11 Novembre 2019
AA / Algérie / Abdul Razzek ben Abdallah
Le Conseil constitutionnel algérien a annoncé, samedi, la liste officielle définitive des candidats à l'élection présidentielle du 12 décembre et a rejeté les recours intentés à son encontre.
C'est ce qu'a déclaré le président du conseil, Kamel Fennich, à la télévision algérienne.
Fennich a déclaré que "les appels intentés contre la liste préliminaire des autorités électorales ont été rejetés, parce qu'ils ne respectaient pas les exigences légales et que, par conséquent, cinq candidatures ont été officiellement approuvées".
Samedi, l'Autorité électorale indépendante a annoncé qu'elle avait retenu 5 dossiers sur les 23 qui lui avaient été soumis pour les élections présidentielles, principalement à cause du manque de parrainages de citoyens (50 000).
Les cinq candidats retenus sont l'ancien Premier ministre Ali Benflis, secrétaire général du parti Talaie El Hourriyet, Abdelmajid Tebboune (indépendant), Abdelaziz Belaid du Front du futur (centre), Azzedine Mihoubi, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (Parti d’Ahmed Ouyahia, ancien Premier ministre emprisonné dans des affaires de corruption) et Abdelkader Bengrina, chef du Mouvement Al Bina Al Watani (islamique).
Mardi dernier, le Conseil constitutionnel a annoncé qu'il avait reçu des recours intentés contre la décision de l'Autorité électorale indépendante concernant neuf candidats potentiels.
Le secrétaire général de l'Alliance républicaine nationale, Belkacem Sahli avait vu sa candidature rejetée avec huit indépendants : Abdel Hakim Hammadi, Fares Mesdour, Khrshi al-Noi, Mohammed Deif, Bouaina Mohamed, Raouf Ayeb, Abbadi Bel Abbes et Ali Skouri.
La décision du Conseil est définitive et annonce officiellement le début de la course électorale. La campagne électorale des candidats dont les dossiers ont été acceptés débutera le 17 de ce mois-ci et durera trois semaines, selon l'Autorité électorale indépendante.
La rue algérienne est divisée entre les partisans des élections, seul moyen de sortir de la crise en choisissant un président qui mette en œuvre les exigences de réformes, et les opposants exigeant de différer les élections arguant que "les conditions ne sont pas propices à leur maintien à cette date" et qu'il ne s'agit que d'un moyen de renouveler le régime.
Il y a quelques jours, le président par intérim, Abdelkader Bensalah, a affirmé que le droit de manifester est garanti à tous, mais que "personne n'a le droit de l'invoquer pour porter atteinte au droit des autres à exercer leurs libertés et à exprimer leur volonté en participant au vote".