AA / Erbil (Irak) / Muhammet Kursun
Le président du District du Nord de l’Irak Massoud Barzani a fermement attaqué, jeudi, les déclarations faites par Duran Kalkan, un des chefs du groupe terroriste PKK, qui avait dit: «Nous dirigerons le Sud du Kurdistan depuis Erbil ».
Barzani a qualifié, dans un communiqué signé en son nom, les déclarations de Kalkan qui accusait le gouvernement du district de dictateur, de «trahison et d’une volonté de faire éclater une guerre civile».
«Le Kurdistan essuie différentes forces d’agressions. Les déclarations, les communiques et les outils de la propagande sont une nouvelle dimension de l’agression et de l’animosité, dès lors que certains lancent des déclarations visant à favoriser l’éclatement d’une guerre civile et à semer la zizanie entre les Kurdes», poursuit le communiqué de Barzani.
«Il ne s’agit pas, de liberté de la presse, mais plutôt de tentatives de trahison contre le peuple et de la patrie», ajoute le communiqué.
Barzani a appelé le parlement du district à assumer les responsabilités qui sont les siennes, face à ces déclarations, et à prendre les mesures nécessaires pour «faire face à l’entité de la trahison», selon le texte du communiqué.
Il a, également, demandé à l’institution législative, d'appliquer la loi pour éviter que «pareilles déclarations ne se reproduisent».
Barzani a exhorté le peuple du district et l’ensemble de ses composantes politiques, à «se dresser contre ces déclarations, avec toutes leurs forces, ainsi que contre les idées des traitres à la Patrie».
Kalkan avait, dans une interview accordée à une télévision proche du PKK, souligné que «Le Sud du Kurdistan ne peut pas évoluer sous la coupe d’un gouvernement politique central, dès lors que la région dispose de plusieurs sociétés et dialectes aussi différentes les uns que les autres».
«Le Sud du Kurdistan ne peut pas vivre sous le joug d’une dictature centrale, cette région est unie par la démocratie, synonyme de la participation du peuple au pouvoir, et partant, nous la dirigerons à partir d’Erbil» avait déclaré Kalkan.