Nadia Chahed
27 Novembre 2017•Mise à jour: 28 Novembre 2017
AA/France/Fawzia Azzouz
Le premier ministre libanais, Saad Hariri, a estimé, lundi, que "la menace (sur sa vie) est toujours présente" en raison de sa "position très dure contre le régime en Syrie".
S'exprimant dans une interview exclusive accordée à la chaîne française Cnews, Hariri a affirmé être "toujours le premier ministre en exercice au Liban" avant d'expliquer que sa "démission avait pour but de créer un choc positif".
Saad Hariri avait créé la surprise le 4 novembre dernier en annonçant sa démission du poste de premier ministre libanais, en direct à la télévision depuis Ryiad.
Alors que les spécialistes du moyen-orient comme Christian Chesnot, émettent l'hypothèse qu'il "avait été quasiment kidnappé et séquestré" pour annoncer sa démission, forcé par l'Arabie Saoudite, Saad Hariri a déclaré que "la menace sur sa vie est toujours présente" en raison de sa "position très dure contre le régime syrien".
Il a, en outre, annoncé que si l'Iran et le Hezbollah refusent d'accepter la neutralité du Liban, il partira.
Le premier ministre libanais a annoncé vouloir "la neutralité du Liban", précisant ne pas vouloir que "les partis politiques font de l'ingérence". Il a par ailleurs estimé que le prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salmane, "est un grand réformateur pour son pays".
S'agissant de sa relation avec le président français Emmanuel Macron, qui l'avait reçu à l'Elysée, avant même son retour au Liban, Saad Hariri a déclaré qu'il " a protégé le Liban", précisant qu'il y avait "une très bonne relation" entre lui et Macron, qui a oeuvré pour "la stabilité du Liban".