AA / Paris Myrna Jamel
Le président français François Hollande a déclaré, jeudi, que le président syrien Bachar al-Assad est un «allié du terrorisme et ne peut, par conséquent, pas être un partenaire dans la guerre » contre ce fléau.
Hollande a fait cette déclaration, jeudi, au cours de sa présidence de la Conférence annuelle des ambassadeurs français en poste à l’étranger, tenue au Palais de l’Elysée.
«Le président syrien ne peut pas être un partenaire dans la lutte antiterroriste dès lors que c’est un allié des jihadistes de l’Etat Islamique qui contrôlent de vastes régions en Irak et en Syrie » a précisé Hollande.
« La France s’oppose à toute coopération avec le régime d’al-Assad en matière de lutte contre le terrorisme en Syrie et en Irak » a ajouté Hollande, avant d’appeler la « Communauté internationale à coordonner son action aux plans humanitaire, militaire et sécuritaire dans la lutte contre l’organisation de « l’Etat Islamique ».
François Hollande a, dans le même contexte, réclamé « l’armement » de l’opposition syrienne qui combat « l’EI ».
Evoquant le dossier des réfugiés syriens, Hollande a fait observer que la France « soutient les pays de la région qui abritent des réfugiés syriens, tels que la Jordanie, la Turquie ou le Liban ».
Il a, également, souligné, qu’en coordination avec l’Arabie Saoudite, la France offre les « outils nécessaires pour aider l’armée libanaise à lutter contre le terrorisme.
S’agissant de la Libye, Hollande a appelé les Nations Unies à offrir « un appui exceptionnel » aux autorités libyennes pour récupérer « l’ordre » compte tenu des « dangers de l’enlisement du pays dans l’anarchie ».
« Ma principale préoccupation aujourd’hui en Libye, c’est que si nous ne faisons rien, le terrorisme se propagerait dans toute la région », a poursuivi le président français.
« Il est important que le Parlement légal élu par le peuple en juin dernier forme un gouvernement représentatif de l’ensemble des sensibilités afin d’engager le processus de réconciliation nationale et le désarmement des milices », a-t-il encore relevé.
« A défaut, ca sera l’anarchie », a martelé Hollande.
La conférence des ambassadeurs prendra fin, vendredi, par un discours de clôture qui sera prononcé par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères.