AA/ Kigali/ MA
L’affaire des cadavres du Lac Rweru demeure une question «burundo-burundaise », a déclaré la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, lors d'uenj conférence de presse, en réaction aux propos du procureur général du Burundi qui avait annoncé mardi que lesdits corps provenaient du Rwanda, a rapporté, vendredi, la presse locale.
« Le procureur du Burundi n’a aucune preuve. Il ne suffit pas de dire que les corps viennent du Rwanda, il en faut des données tangibles sur quoi baser son jugement », a-t-elle affirmé, d’après la même source.
La ministre des Affaires étrangères a, par ailleurs, reconnu que la rivière Akagera verse dans le lac Rweru, affirmant toutefois « n’avoir rien trouvé, aux termes des enquêtes menées ».
Louise Mushikiwabo a, ensuite, indiqué que " le Rwanda avait depuis fin août, proposé sa collaboration au Burundi sur cette affaire, mais que le gouvernement de ce pays n’avait jamais donné suite à cette demande".
Sur un autre plan, revenant sur le récent documentaire de la chaîne britannique BBC, très critique à l’égard du président Paul Kagamé (l’accusant d’avoir pris part au génocide de 1994 et de crimes contre l’humanité), M. Mushikiwabo, a rétorqué que ce document de la BBC se veut « une révision de l’histoire » et est « politiquement motivé ».
« Attendez-vous à ce que le Rwanda réagisse à cette offense», a-t-elle conclu sans donner plus de détails, selon la presse rwandaise.