AA/New York/ Mustafa Keleş
Le Conseil de sécurité des Nations Unies, votera mardi, sur un projet de résolution britannique sur le massacre de Srebrenica, commis par les forces serbes à l’encontre des Bosniaques en 1995.
Si le projet de résolution parvenait à être adopté, les événements de Srebrenica seront qualifiés de «génocide». Sauf que la Russie, opposée au projet, pourrait faire valoir son droit de véto.
Le projet de résolution rappelle l'échec de la communauté internationale à empêcher le massacre, et souligne la nécessité de prendre des mesures dissuasives pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.
Bakir Izetbegovic, membre du la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine, avait appelé, dimanche dernier, les membres du Conseil de sécurité à voter en faveur du projet de résolution.
Izetbegovic a déclaré dans une lettre adressée à Gerard van Bohemen, le président du Conseil, que le projet de résolution présenté par la Grande-Bretagne sur Srebrenica, «rend hommage aux victimes du massacre, et intervient en solidarité avec les survivants».
Le dirigeant bosniaque a par ailleurs déclaré: «On ne peut faire revenir les morts, ni soulager leurs proches de la douleur. Tout ce que nous pouvons faire, au sujet du génocide ethnique de Srebrenica, c’est de garantir la justice pour les survivants».
Les forces serbes menées par le commandant Ratko Mladic s’étaient infiltrées dans la zone de sécurité de l’ONU à Srebrenica, le 11 Juillet 1995. Les soldats hollandais, responsables de la protection des civils bosniaques, ne montrant aucune résistance aux forces serbes, avaient laissé faire. Ce jour-là, 8372 Bosniaques ont été massacrés.
Certains corps, dissimulés dans des fosses communes, n’ont toujours pas été retrouvés.