AA/Sanaa/ Zakaria al-Kamali
Une source de haut niveau du gouvernement yéménite a déclaré mercredi que le président Abd Rabo Mansour Hédi a accepté les revendications exigées par Abdel Malk al-Houthi dans un discours prononcé mardi.
La source a déclaré à Anadolu sous couvert de l’anonymat que "des décisions présidentielles devraient être prises dans les prochains jours concernant , entre autres, l’élargissement de la Commission nationale et la révision de l'avant-projet de la Constitution".
Abdel Malek al-Houthi, chef du groupe éponyme (Ansar Allah) avait fixé quatre conditions pour mettre un terme à la crise qui prévaut au Yémen et qui s’est, notablement, aggravée depuis lundi, date à laquelle des affrontements violents et intermittents ont opposé la garde présidentielle aux combattants houthis.
Dans un discours télévisé diffusé, mardi soir, par la chaîne houthie "al Massira", al-Houthi a évoqué quatre conditions majeures pour mettre fin au conflit.
Il s’agit d’abord de «rectifier le statut de la commission nationale chargée du contrôle et du suivi des recommandations du dialogue national général clôturé en janvier 2014».
La deuxième condition concerne l’accélération de la révision du projet constitutionnel en en éliminant les articles superflus et en y ajoutant les points jugés manquants avant de le transférer à la commission nationale, a précisé al-Houthi.
La troisième condition est la mise en application d’un partenariat réel et concret conformément à l’Accord de paix et de partenariat, établi avec le Président de la république
Une gestion ciblée et immédiate de la situation sécuritaire est la quatrième condition fixée par le chef des Houthis.
La rue yéménite se retrouve encore partagée concernant le concept de "partenariat" évoqué par les houthis.
Au moment où des sources de la présidence disent que les Houthis revendiquent 50% des postes au sein du gouvernement et la désignation d’un vice-président parmi les leurs, d’autres sources disent que les Houthis réclament l’intégration de 50 milles de leurs hommes dans les rangs de la police et de l’armée yéménites.
Les autorités yéménites tout autant que les pays parrainant la réconciliation politique ont toujours refusé l’intégration des Houthis dans les rangs des forces yéménites taxant les concernés d’avoir "une apparence non convenable et un comportement de milices et non pas de forces sécuritaires professionnelles".