Hatem Kattou
07 Mai 2018•Mise à jour: 08 Mai 2018
AA/Beyrouth
Le Secrétaire général du parti libanais «Hezbollah», Hassan Nasrallah, a indiqué qu’il n’était pas possible d’exclure son parti, en vertu de la la nouvelle loi électorale proportionnelle.
C’est ce qui ressort d’une déclaration télévisée de Nasrallah, lundi, dans laquelle il a commenté les élections législatives, tenues dimanche au Liban.
Selon les résultats préliminaires des élections, l’alliance du Hezbollah et d’Amal (chiites) ont fait des progrès significatifs au détriment du Courant Patriotique Libre du président Michel Aoun maronite et de celui d'al-Moustakbel (l'Avenir), du Premier ministre sunnite Saad Hariri.
Et Nasrallah d’ajouter que « les élections législatives sont un exploit national important pour le Liban et pour son président ‘le Général’ Michel Aoun, ainsi que pour le gouvernement et toutes les forces politiques ».
Selon le leader du Hezbollah, la loi électorale proportionnelle a permis à des forces politiques, à des groupes et à de nombreuses personnalités d’accéder au Parlement.
En juin dernier, le parlement libanais avait adopté une nouvelle loi électorale, qui prévoit un scrutin à la proportionnelle.
Conformément à cette loi, les sièges consacrés à une circonscription électorale sont répartis sur les différentes listes selon le pourcentage des voix obtenu par chaque liste.
L’ancienne loi électorale au Liban, adoptée en 1960, était basée sur le partage qui tient compte de la spécificité communautaire des forces politiques.
Dans le même ordre d’idées, Nasrallah a qualifié la situation sécuritaire d’« excellente », étant donné que les personnalités politiques peuvent circuler dans le pays et prononcer leurs discours.
Evoquant les résultats des élections, il a souligné que « sur la base des résultats préliminaires, l'on peut dire que nous avons réalisé ce que nous souhaitions depuis le début de la campagne électorale ».
Et Nasrallah de poursuivre que « les élections sont terminées, et si nous voulons un Etat, nous devons collaborer ensemble ».
Il s'agit de la première élection législative tenue au Liban depuis 9 ans. Le mandat des parlementaires avait été prolongé en raison de désaccords entre les partis sur la promulgation d'une nouvelle loi électorale.