AA/Islamabad (Pakistan)/ Aamir Latif
L’homme politique de l’opposition pakistanaise, Imran Khan, en tête d’une marche de protestation arrivée vendredi dans la capitale, Islamabad, a appelé, dimanche, à un mouvement de désobéissance civile pour pousser le Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif, à démissionner.
« Pakistanais, écoutez : le temps est venu d'observer une désobéissance civile. Ne payez plus aucun impôt, ne payez plus les factures d’électricité, ne payez plus aucune facture à partir de maintenant » a clamé, dimanche, l’ancien joueur de cricket reconverti dans le monde de la politique, devant des milliers de ses partisans.
Khan qui a débuté, jeudi, sa longue marche de protestation à partir de la ville du nord-est du Pakistan, Lahore, est entré, vendredi, à Islamabad pour protester contre des «fraudes électorales» lors des élections générales de 2013.
Khan a par ailleurs accordé au chef du gouvernement un délai de 48 heures pour se retirer de ses fonctions, mettant en garde contre une possible avancée de la marche sur le Parlement si cette revendication n’était pas satisfaite.
En réponse à la crise, le Premier ministre Sharif a ordonné la formation de deux comités pour négocier avec le Mouvement du Pakistan pour la Justice [Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI)] d’Imran Khan et le Pakistan Awami Tehreek (PAT, Mouvement du peuple du Pakistan) de Tahir-ul Qadri.