AA / Caire / Imen Nsar
Palestiniens et Israéliens, campent sur leurs revendications mutuelles, en cette troisième semaine des négociations et à quelques heures de la fin de la trêve de cinq jours à Gaza, ne montrent aucun signe annonciateur de compromis, d’après les différentes déclarations des dirigeants des deux parties.
Dimanche après-midi, les deux délégations palestinienne et israélienne, sont retournées au Caire pour reprendre les négociations indirectes parrainées par l’Egypte visant à parvenir à un accord de cessez-le-feu définitif dans la Bande de Gaza.
« La partie israélienne a remis son ancienne revendication de désarmement de la résistance palestinienne sur la table des négociations en y insistant à nouveau» a affirmé l’un des membres de la délégation palestinienne aux négociations du Caire, Qaïs Abdul Karim, à l’agence Anadolu.
Ce changement décrit par Abdul Karim comme un «mauvais revirement» a été qualifié par Moussa Abu Marzouk, membre du mouvement Hamas et de la délégation palestinienne, de «retour à la case départ des négociations».
Le président de la délégation palestinienne pour les négociations, et leader du mouvement Fatah, Azzam al-Ahmad, a déclaré, dimanche, que "la délégation attend que la partie égyptienne l'informe de la réponse israélienne quant aux revendications palestiniennes" précisant qu' « aucun accord ne serait accepté s'il n'est pas satisfaisant».
De son côté, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a déclaré au début de la session hebdomadaire du Conseil ministériel : «J’ai donné des instructions à la délégation israélienne aux négociations du Caire pour qau'elle insiste sur les besoins sécuritaires de l’Etat d’Israël ».
Sans préciser la nature des revendications nécessaires à ces « besoins sécuritaires », Netanyahou a ajouté : «Hamas ne parviendra pas à camoufler son échec militaire par des réalisations politiques».
Le ministre israélien des Renseignements, Yuval Steinitz, a quant à lui affirmé que son pays « ne doit pas revenir sur sa revendication de faire de la Bande de gaza une zone démilitarisée».
Dans ces conditions, il est peu probable que les négociations de cette après-midi aboutissent à un accord final, mais plutôt à un accord pour un quatrième cessez-le-feu dans la Bande de Gaza, dans une tentative de l'Egypte de donner plus de temps aux négociations et d'éviter leur échec.
La délégation palestinienne attend toujours la réponse israélienne à ses revendications, et ce jusqu’à 09:40 GMT.
La Partie palestinienne a exprimé huit revendications "légitimes" aux négociations du Caire, dont la mise en place d’un aéroport et d’un port à Gaza, un cessez-le-feu, le retrait des forces israéliennes de Gaza et la levée du blocus ainsi que les mesures conséquentes à cette levée, notamment l’ouverture des passages-frontière et l’autorisation de pêcher à 12 mètres de profondeur.