AA - Paris - Hamza Gedikoğlu
L'ancien président français Nicolas Sarkozy a déclaré, dimanche, qu'il a tiré les leçons de "ses erreurs passées". "L’âge apporte peut être un peu moins d'énergie mais plus de sagesse" a déclaré Sarkozy sur la chaîne française "France 2".
Après avoir expliqué qu'il a bien observé la direction qu'a pris le pays et écouté les préoccupations du peuple, Sarkozy a lancé "Je veux pas que mon pays soit condamné entre le spectacle humiliant que nous avons aujourd'hui et la perspective d'un isolement total qui serait la perspective du Front national. Non seulement j'ai envie, mais je n'ai pas le choix", ajoutant "J'ai envie de participer au redressement de notre pays. Je n'avais pas envie de laisser tomber les gens."
D'autre part l'ancien président a réagit sur les procès ouverts à son encontre en affirmant "Toute la campagne présidentielle, on a expliqué aux Français que j’étais mouillé dans l’affaire Bettencourt, que j’avais extorqué de l’argent à une vieille dame. Deux ans et demi d’enquêtes, quatre perquisitions, 22 heures d’interrogatoire. À l’arrivée : non-lieu. Qui me rendra mon honneur ? L’affaire Karachi : dix ans d’enquêtes. On m’a même suspecté d’être complice de la mort de nos compatriotes - les pauvres. Aujourd’hui, je suis lavé. Qui me rendra mon honneur ?"
Face aux accusations du président français François Hollande selon lesquelles il aurait repris une économie en ruine, l'ex-président français a répondu "En 2008, la crise du monde entier s’est abattue sur la France. C’est une crise que le monde n’avait pas connue depuis 1929, une crise qui a touché tous les pays sans exception et tous les secteurs. En 2014, c’est la crise de la France qui peut faire basculer l’Europe dans la faillite. Ça, c’est un changement.
Nicolas Sarkozy a annoncé, vendredi, sa candidature aux prochaines élections présidentielles françaises prévues pour 2017.