AA/Mahamat Ramadane/N'djamena
Dix membres présumés du groupe Boko Haram ont été condamnés, vendredi, à mort par la Cour suprême tchadienne après avoir été reconnus coupable d'implication dans un double attentat meurtrier à N'djamena en juin dernier.
Le procès des dix concernés, jugés pour "association de malfaiteurs, assassinat, destruction volontaire à l'aide de substances explosives, faux et usage de faux, détention illégale d'armes et de munitions de guerre, détention et consommation de substances psychotropes" , a démarré mercredi à N’djamena.
Ils avaient été arrêtés au lendemain du double attentat suicide qui a visé, le 15 juin dernier deux bâtiments sécuritaires à N’djamena faisant 38 morts et 101 blessés.
Le Tchad devait adopter un projet de loi visant l’abolition de la peine de mort, un projet finalement délaissé depuis que la capitale tchadienne a connu une série d’attaques terroristes. La législation a alors décidé de maintenir la peine capitale pour punir les actes de terrorisme.
En l’espace d’un mois (mi juin-mi juillet), le groupe armé nigérian Boko Haram, a mené trois attaques contre la capitale tchadienne, faisant au total plus de cinquante morts, selon des sources sécuritaires et médicales.
Le Tchad, le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Bénin ont convenu lors d'un sommet tenu le 11 juin à Abuja de mettre sur pied "une force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF)" afin de mieux combattre le groupe armé. Une force dont le quartier général sera établi à N’Djamena et qui sera dirigée par le Nigéria et qui doit être déployée incessamment.