Aksil Ouali
04 Juillet 2026•Mise à jour: 04 Juillet 2026
AA/Alger/Aksil Ouali
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a tenu à rappeler, ce samedi, les "crimes du colonialisme français", qui a exterminé, selon lui, "5 630 000 Algériens en 132 ans de colonisation".
"Nous célébrons, en ce 5 juillet, avec fierté, la Fête de l'Indépendance nationale, cette illustre journée historique par laquelle le peuple algérien vaillant a couronné, avec grandeur et dignité, de longues décennies d'une noble résistance populaire qui s'est poursuivie, depuis que le colonialisme a foulé le sol de l'Algérie digne, plus de 75 ans durant, ainsi que les luttes des pères fondateurs de la prestigieuse école patriotique, et le génie de la génération de Novembre, celle des révolutionnaires libres, le tribut payé en sang fut extrêmement lourd (5 630 000 martyrs)", a écrit le chef de l'État algérien dans un message à la veille de la célébration de l'indépendance de son pays.
Saluant "l’âpre lutte de générations de braves héros" pour l'indépendance, Abdelmadjid Tebboune a dénoncé à nouveau "la haine du colonialisme" et sa "politique de la terre brûlée" menée dans le pays depuis 1830, date du début de la colonisation de l’Algérie par la France.
"L'Histoire retient la lutte du peuple algérien durant la Révolution bénie de Libération, comme l'une de ces épopées que les hauts faits d'héroïsme et de sacrifice ont inscrit à jamais dans l'Histoire. Elle porte également témoignage des souffrances et des blessures qu'il eut à endurer, plus de sept ans durant, dans sa confrontation au colonialisme de peuplement nourri d'une haine implacable, faisant face, avec patience et foi, à la folie de la politique de la terre brûlée, comme à l'hystérie des crimes d'extermination collective et de destruction massive", a-t-il ajouté.
Et d'ajouter : "Le vaillant peuple algérien, authentique et résistant, a consenti tous ces sacrifices incommensurables pour la gloire de l'Algérie, l'histoire retiendra à jamais les chapitres d'une révolution épique ayant constitué l'une des marques de la grandeur de l'Algérie pour exprimer l'attachement d'un peuple façonné par l'honneur et la dignité."
L'Algérie réclame toujours une reconnaissance officielle par la France des crimes commis durant la période coloniale. De leur côté, les autorités françaises ont reconnu certains événements, notamment les massacres du 8 mai 1945 et la répression du 17 octobre 1961, sans aller jusqu'à une reconnaissance globale des crimes de la colonisation. Ce différend mémoriel demeure l'un des principaux sujets de tension entre Alger et Paris.