AA / Moscou / Nidhal Jabr
Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé, mercredi, que Moscou espère reprendre rapidement les négociations avec la partie turque pour la construction et la mise en marche de la première phase du gazoduc «Turkish Stream».
«La reprise des négociations pour la réalisation de la première tranche du gazoduc turco-russe Turkish stream, qui passera sous la mer noire, est l’une des plus principales priorités des relations entre les deux pays voisins et sera en tête des dossiers prévus à l’ordre du jour de la rencontre, jeudi, du ministre turc des Affaires étrangères Feridun Sinirlioğlu avec son homologue russe Serguei Lavrov», indique un communiqué du département.
Les deux ministres échangeront les vues sur la situation en Syrie, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et examineront les moyens de combattre l’organisation terroriste Daech ainsi que le dossier des réfugiés qui revêt, désormais, une importance capitale, ajoute le communiqué.
Et de poursuivre: «La Turquie et la Russie suivent une voie commune et ont des points de vue rapprochés au sujet de nombre de dossiers régionaux. Les deux parties sont déterminées à poursuivre le dialogue constructif pour parvenir à une entente mutuelle de certains dossiers sur lesquels les points de vue divergent».
Selon le communiqué, les deux ministres discuteront également des relations bilatérales dans les divers domaines en accordant une importance particulière au développement des relations commerciales et économiques.
Le «Turkish Stream» est un projet de gazoduc qui vise à transporter le gaz russe vers l’Europe à travers la Turquie.
Il permettra d’acheminer 63 milliards de mètres cubes de gaz russe, dont 47 milliards iraient au marché européen et 16 milliards au marché turc.
Le gazoduc s’étendra à travers la Turquie jusqu’en Grèce. Une centrale gazière y serait alors construite pour fournir le gaz au sud de l’Europe.
Le gouvernement russe a accordé à la compagnie "Gazprom" les autorisations nécessaires pour entamer les études d’ingénierie sur la partie maritime du «Turkish stream», l’accord prévoyant que la première phase du projet ait lieu dans les eaux territoriales et la zone économique exclusive turques.