AA – Ankara – Bilal Muftuoglu
‘’Le gouvernement reste déterminé à voir le processus de résolution aboutir à des résultats concrets, malgré les tentatives visant à créer des troubles notamment à travers les manifestations dites de soutien à Kobané’’, a indiqué le vice-Premier ministre Yalcin Akdogan.
S’exprimant, dimanche, sur la chaine d’info CNN Turk, Akdogan a souligné que le processus de résolution de la question kurde, malgré tous les obstacles, se poursuit.
Le vice-premier ministre a souligné que plusieurs organisations de la société civile du sud-est de la Turquie, affectées par les manifestations violentes, meurtrières et illégales du mois dernier, organisées sous prétexte de solidarité avec la ville de Kobané, ont réclamé le rétablissement de l’ordre public. Il a expliqué, dans ce contexte, que ce sont les demandes des citoyens qui sont à l'origine des récentes mesures gouvernementales destinées à renforcer la sécurité.
Les amendements, adoptés par la Grande Assemblée nationale de Turquie mi-octobre, autorisent la mise sur écoute des personnes suspectes de crime contre la sécurité de l'État et la possibilté de désigner un enquêteur privé par le procureur.
Il ne faut pas conclure pour autant que ‘’l’Etat s’est désengagé de la région (sud-est de la Turquie) en raison du processus de résolution’’, selon Akdogan.
‘’Nous ne permettrons pas que les kurdes de la région soient opprimés, nous prendrons toute mesure nécessaire en vue de renforcer l’ordre public et la sécurité’’, a-t-il affirmé.
‘’Toutes les organisations de la société civile locales, tous les partis politiques ainsi que tous les leaders d’opinion sont parties prenantes et impliqués dans le processus de résolution’’, a insisté Akdogan.
D’autre part, le vice-Premier ministre a regretté les demandes répétitives du PKK, qui ‘’n’honore pas ses engagements en échange’’, notamment en tardant à retirer ses combattants, un retrait prévu initialement pour le mois de mai dernier.
‘’Nous observons une normalisation du processus de résolution’’, a lancé Akdogan ajoutant que le Parti démocratique des peuples (HDP, opposition), a du ‘’ravaler ses paroles’’ incitant à des actes de violence contre l’ordre public en début octobre, en raison d’’’une pression sociale’’ pour un retour à la vie normale.
Le gouvernement se réserve le droit de réagir si les parties impliquées dans le processus de résolution reprennent leurs vieilles habitudes de recourir à la violence, a dit le vice-premier minstre, ajoutant "pourtant l’objectif c’est de poursuivre le processus dans un contexte démocratique".