Meltem Bulur,Ayvaz Çolakoğlu
01 Juin 2017•Mise à jour: 02 Juin 2017
AA - Nicosie - Ayvaz Colakoglu
"La partie turque (de l'île de Chypre) et la Turquie sont prêtes à se rendre à la conférence de Genève sans aucune pré-condition, je le répète, sans aucune pré-condition" a lancé le ministre des Affaires étrangère de la Turquie, Mevlut Cavusoglu.
Cavusoglu, en visite de travail dans la République turque de Chypre du Nord (KKTC) a été reçu par le président de la partie turque de l'île, Mustafa Akinci, jeudi, au palais présidentiel.
A l'issue de cette entretien, Cavusoglu et Akıncı ont répondu aux questions des journalistes lors d'une conférence de presse conjointe.
Le Chef de la diplomatie turque a affirmé que si les négociations se poursuivent aujourd'hui, malgré les nombreuses tentatives de sabotages de la part de la partie grecque de l'île c'est entièrement dû à la bonne volonté et l'approche positive de la Turquie et des responsables de la partie turque de l'île.
"Si nous souhaitons une solution durable à Chypre, alors nous devons nous focaliser sur le résultat recherché. L'un des objectifs de la partie grecque est de prolonger le processus indéfiniment, en voulant imposer des pré-conditions inacceptables, elle cherche à saboter le processus tout en rejetant la faute sur la partie turque.(...) Cette volonté de vouloir toujours accuser la Turquie où la partie turque n'est pas une approche de bonne foi" a-t-il fait savoir.
"La partie turque (de l'île de Chypre) et la Turquie sont prêtes à se rendre à la conférence de Genève sans aucune pré-condition, je le répète, sans aucune pré-condition" a-t-il ajouté.
Les opérations de forages et de recherches d'hydrocarbures opérées par la partie grecque sans tenir compte des droits et des réclamations de la partie turque est un des points qui affecte négativement le processus, a relevé Cavusoglu.
"Nous espérons que les dirigeants de la partie grecque et les entreprises internationales cesseront d'ignorer les droits des Turcs de Chypre sur les ressources naturelles de l'île. Cette situation nuit au potentiel de coopération économique en cas de solution" a-t-il fait remarquer.
Pour sa part, le président de République turque de Chypre du Nord, Mustafa Akinci s'est déclaré ouvert à toute discussion si la partie grecque y met un peu de bonne volonté.