Tuğrul Çam,Nazlı Yüzbaşıoğlu,Ayvaz Çolakoğlu
16 Novembre 2017•Mise à jour: 17 Novembre 2017
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu a déclaré au sujet de l'affaire Riza Zarraf, "A la suite des informations selon lesquelles les avocats ne parvenaient pas à le joindre, le jour même des explications ont été demandées aux autorités américaines. Après trois, quatre jours sans réponse, nous avons adressé une nouvelle note hier, pour demander de ses nouvelles. Les autorités concernées ont répondu, "il a été transféré dans un autre lieu, il se porte bien, il est en sécurité". Voilà le fond de l'histoire."
Cavusoglu a apporté ces précisions, jeudi, lors de son audition, au sujet du budget 2018 de son ministère, par la commission parlementaire du budget et de la planification au parlement à Ankara.
Les autorités américaines avaient arrêté l'homme d'affaire turco-iranien Riza Zarraf, à l'aéroport de Miami (Est), en mars dernier, l’accusant d’avoir violé les sanctions économiques imposées à l’Iran.
Après avoir précisé que la Turquie porte une attention toute particulière au respect des droits de ces citoyens, Cavusoglu a apporté les précisions suivantes :
"A la suite des informations selon lesquelles les avocats ne parvenaient pas à le joindre, le jour même des explications ont été demandées aux autorités américaines. Après trois, quatre jours sans réponse, nous avons adressé une nouvelle note hier, pour demander de ses nouvelles. Les autorités concernées ont répondu, "il a été transféré dans un autre lieu, il se porte bien, il est en sécurité". Voilà le fond de l'histoire."
Et Cavusoglu de préciser que l'acte d'accusation concernant Zarraf a été préparé par un procureur américain entretenant des relations obscures avec l'organisation terroriste FETO responsable de la tentative de coup d'état du 15 juillet 2016 en Turquie et dont le chef, Gulen est actuellement réfugié aux Etats-Unis.
Sur la question syrienne, le chef de la diplomatie turque a rappelé que la responsabilité de la situation dans laquelle se trouve ce pays ne peut être imputée à la Turquie.
"En Syrie, si vous ignorez l'Iran vous ne pourrez pas instaurer un cessez-le-feu. Si vous ne donnez pas à l'Iran le statut de pays garant, avec des responsabilité, vous ne parviendrez pas à une solution. La même chose est valable pour la Russie", a t-il souligné avant d'insister sur le fait que la résolution de cette guerre passe inéluctablement par une solution politique.
En conclusion, Cavusoglu a rappelé que sur les 300 mille Kurdes de Syrie réfugiés en Turquie aucun n'est retourné vivre dans les zones contrôlées par l'organisation terroriste PKK/PYD, alors que 70 mille syriens sont rentrés chez eux dans les territoires libérés avec l'opération Bouclier de l'Euphrate menée par la Turquie.