Muhammed Ali Toruntay,Ayvaz Çolakoğlu
09 Février 2021•Mise à jour: 09 Février 2021
AA / Ankara
"Les entreprises de réseaux sociaux ont émergé comme des espaces de liberté, mais elles agissent dorénavant comme une autorité publique en prenant des décisions arbitraires", a déclaré le porte-parole du AK Parti (au pouvoir en Turquie), Omer Celik.
Celik a animé mardi une conférence de presse au siège du AKParti à Ankara, la capitale turque.
"Les médias sociaux commencent à se transformer en un mécanisme qui combat les volontés nationales, la souveraineté nationale et le droit. Cela conduira au fascisme numérique et à la dictature" a tout d'abord assuré Celik avant d'ajouter:
"Les entreprises de réseaux sociaux ont émergé comme des espaces de liberté, mais elles agissent dorénavant comme une autorité publique en prenant des décisions arbitraires."
Concernant la situation sur l'île de Chypre, Celik a prôné une solution à deux états égaux.
"Maintenant, le modèle de négociation basé sur deux états égaux doit venir à la table. Ni Chypre du Nord ni la Turquie ne permettront l'usurpation de Chypre du Nord", a-t-il lancé.
Concernant les manifestations étudiantes en protestation de la nomination d'un nouveau recteur par le président turc Recep Tayyip Erdogan à l'université de Bogazici, l'une des plus prestigieuse du pays, Celik a invité les contestataires à se concentrer plutôt sur le bon fonctionnement de la vie éducative.
"L'université de Bogazici est comme la prunelle de nos yeux, dorénavant, nous devons nous concentrer sur le bon fonctionnement de la vie éducative là-bas", a-t-il insisté.
Abordant l'idée de nouvelle constitution proposée par le président Erdogan, le porte-parole du AKParti a affirmé que la rédaction d'une nouvelle constitution s'imposait au monde politique.
Il a par ailleurs réfuté l'idée de changer de système, assurant que l'élection du président de la République par le peuple est un pouvoir remis entre les mains de la nation qui ne peut lui être retiré.