AA / Gaza / Hidaya al-Saadi
Ismaïl Haneyeh, Président du bureau politique du mouvement palestinien de résistance islamique, Hamas, a eu une communication téléphonique avec le Premier ministre turc, Ahmet Davutoğlu, au cour de laquelle les deux partiesont discuté des dernières évolutions de la scène palestinienne.
«Ismaël Haniyeh a contacté, lundi, Ahmet Davutoğlu, par téléphone, pour discuter de plusieurs questions, notamment celle de la réconciliation palestinienne interne et la reconstruction de la Bande de Gaza ainsi que de l’intégration des fonctionnaires de l’ancien gouvernement de Gaza dans le système gouvernemental palestinien», indique un communiqué publié par Hamas, lundi, et dont Anadolu a eu copie.
«Les deux responsables ont par ailleurs évoqué les passages-frontière dans la Bande de Gaza, la proposition de créer une voie maritime qui relierait l’enclave au monde extérieur, la prise en charge des malades et les aides turques à Gaza», indique le communiqué.
La même source indique également que Davutoğlu a souligné la position de son pays qui «aspire à une réconciliation palestinienne sérieuse pour faire face aux défis».
Hamas a expliqué: «Le chef du gouvernement turc s’est engagé à prendre contact avec le Président du gouvernement de consensus national, Rami al-Hamdallah, pour contribuer au déblocage de certains dossiers. Il a par ailleurs avancé que le gouvernement turc détient un projet propre à la reconstruction de la Bande de Gaza».
Israël est parvenu le 26 août dernier, à un accord relatif à une longue trêve avec les factions palestiniennes de Gaza, sous parrainage égyptien, au terme d'une guerre de 51 jours qu'il a menée contre Gaza et qui a coûté la vie à plus de 2160 Palestiniens.
Le mouvement Hamas accuse le gouvernement palestinien de consensus d’avoir failli, depuis sa formation le 2 juin dernier, à ses responsabilités dans la Bande de Gaza et d’avoir négligé les questions et problèmes de l’enclave. Le gouvernement palestinien nie catégoriquement ces accusations et accuse de son côté Hamas de l’empêcher de prendre ses fonctions dans l'enclave.