Mona Saanouni
30 Septembre 2017•Mise à jour: 30 Septembre 2017
AA/Kocaeli/Güç Gönel,İsmail Özdemir
Pour le Premier ministre turc, Binali Yildirim, l’Administration du District du Nord de l’Irak est responsable des répercussions qui auront lieu à la suite du référendum tenu lundi dernier.
C’est ce qui ressort de son allocution lors du 4ème congrès du bureau du «Parti de la justice et du développement» dans la province de Kocaeli, samedi.
«Il n’y a pas que nos frères kurdes qui vivent là-bas (dans le District), mais plusieurs groupes ethniques qui y cohabitent. L’Administration du District, ayant joué par le feu avec entêtement et cupidité, pour un avenir politique, est la seule responsable des événements qui auront lieu dorénavant », a-t-il ajouté.
Il a noté que le changement de la situation ainsi que les efforts de fondement d’un Etat artificiel sur la frontière sud-ouest de la Turquie, est une question qui touche la sécurité régionale turque.
Yildirim a affirmé que son pays n’hésitera jamais à mettre en œuvre toutes les mesures relevant des accords bilatéraux et internationaux, une fois qu’il s’agit de sa sécurité régionale.
Il a réaffirmé qu’Ankara ne traitera que le gouvernement central à Bagdad.
«L’Iran, l’Irak et la Turquie coopèrent afin de déjouer tous les complots dans la région », a-t-il poursuivi.
Le référendum s’est tenu dans le District et dans d’autres régions contestées, lundi dernier, malgré le refus international et régional, et malgré l’affirmation de Bagdad que ce pas est anticonstitutionnel.
Bagdad affirme que le référendum est anticonstitutionnel, et qu’il prendra toutes les mesures nécessaires pour imposer l’autorité de l’Etat dans le District en vertu des lois en vigueur dans le pays, tandis que plusieurs autorités régionales et internationales se sont opposées au référendum.