AA - Adiyaman
Les familles kurdes des victimes du PKK à Adiyaman (centre-est) se plaignent de la violence imposée par l’organisation terroriste qui s’en prend à la prospérité et à la paix de la Turquie.
«Mon fils, Medet, s’est sacrifié pour sauver la vie de 60 personnes, déclare le père d’une victime du PKK. Je suis fier de mon fils, il a fait le nécessaire pour son pays.»
Comme Nusret Mat, le père de Medet, de nombreux autres parents apportent leur soutien à la lutte de l’Etat contre le PKK, et affirment être prêts à combattre aux côtés des forces de sécurité si nécessaire.
Les familles des martyrs attendent du PKK qu’il mette fin à ses attaques pour que le calme revienne en Turquie et que d’autres familles ne vivent pas le drame de perdre leurs enfants.
Le frère de Medet est également fier que son frère soit mort pour défendre son pays.
«Cette guerre n’est absolument pas une guerre entre Turcs et Kurdes, a-t-il affirmé. Ceux qui prétendent défendre la cause des Kurdes sont des menteurs. En aucun cas, ils ne représentent les Kurdes. Ils n’atteindront jamais leurs objectifs. Nous serons toujours prêts à donner notre vie pour ce pays.»
Mehmet Kupeli, père d’un autre soldat d’origine kurde victime du PKK, demande à ses concitoyens de ne pas tomber dans le piège des provocations.
«Moi je suis kurde, a-t-il expliqué. Eux, les terroristes, quand ils jettent une bombe, ils ne cherchent pas à savoir si les cibles sont turques ou kurdes. Les citoyens doivent se rendre compte de ça, ils ne défendent pas la cause kurde. Les interdictions contre notre langue et notre culture ont toutes été supprimées. Qui peut dire le contraire?»
Pour les familles kurdes, le PKK doit abandonner les armes et mettre fin aux attaques pour que le processus de résolution reprenne.