Semra Orkan,Tuncay Çakmak
18 Juin 2016•Mise à jour: 18 Juin 2016
AA - Istanbul - Tuncay Çakmak
Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a une nouvelle fois souligné la détermination inébranlable de l’Etat et du gouvernement à lutter jusqu’au bout contre le terrorisme et contre l’organisation étatique parallèle. «Nous allons les poursuivre jusque dans leurs terriers», a-t-il martelé. .
Le président turc s’exprimait, vendredi soir, lors d’un repas de rupture du jeûne réunissant des représentants de la société civile turque à Istanbul.
«Si nous sommes unis, si nous restons déterminés, si nous préservons notre fraternité et que tous ensemble nous formons la Turquie, nous viendrons à bout du terrorisme. Nous vous avions promis que nous les poursuivrons [les terroristes] jusque dans leurs terriers, nous l’avons fait , ainsi que contre l’organisation étatique parallèle», a-t-il déclaré.
Erdogan s’est félicité de l’unité retrouvée au sein des forces de sécurité turques.
«Désormais, il n’y a plus de divisions dans les rangs de nos forces de l’ordre. Nos soldats, nos policiers, nos gardiens de village, sont tous unis comme les doigts d’une seule main. La solidarité et la fraternité qu’ils affichent sont à l'image de notre peuple», a-t-il affirmé.
S'agissant de la lutte menée par la Turquie contre le terrorisme, le président turc a très sévèrement dénoncé l'attitude adoptée par les pays et les députés européens, qui n’hésitent plus à afficher ouvertement leurs soutiens à l’organisation terroriste du PKK et à sa branche syrienne, le PYD-YPG.
"Les pays qui s'affichent ouvertement aux côtés des morceaux de tissus qui sont censés représenter l’organisation terroriste, ceux qui hissent leurs drapeaux dans les couloirs du parlement européen, n’ont plus la légitimité de dire qu’ils combattent le terrorisme. Je m’adresse aux leaders européens, qui pensez-vous tromper ? Vous êtes sur la mauvaise voie", a-t-il critiqué.
Erdogan a, par ailleurs, dénoncé ces pays européens qui, pendant les évènements du parc Gezi à Istanbul en 2013, menaient une campagne politique et médiatique pour critiquer le comportement du gouvernement turc et de ses forces de police.
«Ils disaient s’inquiéter de la situation en Turquie. Aujourd’hui, je leur dis la même chose. Je m’inquiète de la situation en France, en Belgique et en Angleterre. Mais quand je dis ça, ça ne leur plait pas. Car quand ils sont aussi confrontés au terrorisme, ils demandent à leurs policiers de faire le nécessaire», a-t-il dit.
Pour conclure, le Chef de l’Etat a réitéré que le meilleur moyen en possession de la Turquie de mettre fin au terrorisme et aux autres difficultés qu’elle rencontre, est de "préserver et de renforcer la solidarité et la fraternité au sein du peuple".