Salim Taş,Ayşe Betül Gedikoğlu
14 Mars 2017•Mise à jour: 14 Mars 2017
AA - Hatay (Turquie)
Une formation sur le fonctionnement du système de santé en Turquie est dispensée aux médecins et infirmiers syriens pour qu’ils se chargent de leurs compatriotes réfugiés présents sur le territoire turc.
C’est dans le cadre d’un projet commun entre le ministère turc de la Santé et l’Union Européenne (UE) que des médecins turcs initient les médecins et infirmiers syriens sur la prise en charge des malades, les vaccins des enfants, le suivi des femmes enceintes et la prescription d’ordonnance.
Ainsi, les Syriens apprennent le fonctionnement du système de santé turc, dans le centre de Formation de la Santé des Migrants, qui a été inauguré en janvier dernier, dans la province turque de Hatay (Sud).
Les professionnels de santé qui accomplissent brillamment cette formation pourront désormais travailler dans les centres de soin pour migrants qui seront inaugurés dans les villes turques densément habitées par les Syriens et ainsi, prendre en charge de leurs compatriotes réfugiés.
Ce projet destiné aux professionnels de la santé syriens durera 36 mois.
Le directeur de la Santé de la population,à Hatay [une sous-branche administrative du ministère turc de la Santé], Bayram Kerkez, a affirmé qu’une formation de six semaines a été dispensée aux professionnels du domaine, dans des centres de soins pour migrants, inaugurés dans sept provinces turques.
Kerkez a fait remarquer que la prise en charge des malades syriens dans ces centres permettra de diminuer l’afflux provoqué dans les hôpitaux turcs.
«Dans le cadre du projet, des centres de soin pour migrants seront créés dans les provinces turques très habitées par les Syriens. Ce sont des médecins et infirmiers syriens qui travailleront dans ces centres, mais la responsabilité de ces centres sera attribués aux médecins turcs », a-t-il dit.
Kerkez a notamment affirmé que les médecins et infirmiers syriens seront rémunérés par l’UE.
Ensabla Yunus est un médecin syrien qui a suivi une formation dans le centre de soin pour migrants de Hatay.
Yunus a indiqué avoir quitté son pays et s’être réfugié en Turquie deux ans auparavant pour fuir la guerre civile en Syrie.
« Après avoir été informé de ce projet, j’ai déposé ma candidature. J’ai été accepté. Ce projet a été une opportunité pour moi de continuer mon travail et de servir mes concitoyens. Nous sommes très contents de la Turquie. Une fois que j’aurais entamé ma formation, je vais pouvoir offrir des services de soin à mes concitoyens », s'est-il réjoui.