Lassaad Ben Ahmed
09 Décembre 2019•Mise à jour: 10 Décembre 2019
AA / Yaoundé / Peter Kum
Huit personnes ont été tuées dans des attaques attribuées au groupe terroriste Boko Haram contre des villages dans l’Extrême-Nord du Cameroun, ont annoncé lundi des responsables sécuritaires.
Lors de la dernière attaque, survenue dans la nuit de dimanche à lundi, les assaillants arrivés à motos s'en sont pris aux habitants près du réservoir du village de Rang, localité située près de la frontière avec le Nigéria.
« Les insurgés arrivés vers 23h (heure locale / GMT+1), ont tiré sur des paysans en plein sommeil », a indiqué à Anadolu le commandant du secteur 1 de la Force mixte multinationale, le général Bouba Dobekréo.
« Nous avons trouvé trois corps ce lundi matin dans le village. Des maisons ont été cambriolées et incendiées. Les villageois ont pris refuge dans les villages environnants », a-t-il ajouté.
Mais le bilan pourrait être plus lourd car les assaillants ont poursuivi les villageois qui s'enfuyaient vers les zones boisées, a dit un villageois, Bukar Alhaji Sheriff.
La localité de Rang qui accueille des réfugiés nigérians, est régulièrement attaquée par les insurgés loyaux au chef de Boko Haram, Abubakar Shekau.
Dans une autre attaque, qui a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, dans le canton Tolkomari, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, les terroristes ont tué cinq personnes, selon le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.
« Vendredi, cinq personnes travaillant dans un champ avaient été enlevées par des combattants de Boko Haram. Samedi matin, leur corps ont été retrouvé près d’un cours d’eau », a souligné le gouverneur Bakari.
D’après cette autorité, « au moins dix personnes » ont trouvées la mort la semaine dernière et « une vingtaine ont été kidnappées » dans des offensives de Boko Haram dans l’Extrême-Nord du Cameroun.
Le groupe Boko Haram n'a pas l'habitude de revendiquer ses attaques, mais le procédé utilisé est la marque de ce groupe.
Depuis 2014, date à laquelle le Cameroun est entré en guerre contre Boko Haram, ce groupe a tué « plus de 2.500 civils et militaires » et enlevé « un millier de personnes » dans l'Extrême-Nord du Cameroun, selon un rapport publié en juin 2019 par le centre d'analyse et de prévention des conflits International Crisis Group (ICG).