Nadia Chahed
11 Juillet 2017•Mise à jour: 13 Juillet 2017
AA/Brazzaville/Rosie Tshanda
Le grand rassemblement populaire prévu, lundi à Brazzaville, à l’appel de l’opposition radicale n’a finalement pas eu lieu , face à un important déploiement des forces de l'ordre, a rapporté la correspondante d'Anadolu.
A travers cette marche, l'opposition comptait appeler au boycott des élections législatives et locales du 16 Juillet prochain et dénoncer le climat d’insécurité qui règne dans la région du Pool, dans le Sud du Congo ainsi que la situation socio-économique du pays qui ne cesse de se dégrader, a appris Anadolu mardi auprès d'une source de la Jeunesse Républicaine et Citoyenne ( un mouvement citoyen dont les membres font partie de trois plateformes de l'opposition), initiateur de la marche.
Tous les Congolais, toutes catégories confondues étaient invités à se joindre à la marche, a indiqué la même source, se désolant que les manifestants n’ont même pas pu atteindre le Rond-point Moungali, lieu prévu pour ce rassemblement.
"Brazzaville était presqu’en état de siège. Les policiers et les militaires ont été déployés partout avec des engins lourds. Nous voulions manifester pour demander aux autorités de s'asseoir avec les autres parties afin de discuter et trouver des solutions aux problèmes qui se posent dans le pays", a déclaré à Anadolu, Landry Mboubea Tchissambou, un des organisateurs de la manifestation.
"Nous avons une guerre qui ne finit pas depuis une année dans le Pool. Nous avons des prisonniers politiques dont les dossiers sont vides mais qui sont toujours gardés en prison au nom de la tyrannie.Le gouvernement doit régler les problèmes des salaires impayés au CHU ( Centre hospitalier et Universitaire de Brazzaville), et au CFCO (Chemin de fer du Congo)", a encore déploré Mboubea Tchissambou.
Le gouvernement Congolais n'a, pour sa part, fait aucune déclaration au sujet de la présence inhabituelle des forces de l’ordre sur les lieux du rassemblement lundi.