Fatma Bendhaou
07 Juillet 2021•Mise à jour: 08 Juillet 2021
AA/Nice/Feiza Ben Mohamed
L'assassinat du Président haïtien, Jovenel Moïse, qui a plongé le pays dans une situation sécuritaire incertaine, a été condamné par plusieurs pays dont notamment la France et le Canada.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a fait part de sa « stupeur » et « condamne fermement ce lâche assassinat ».
Il appelle les ressortissants français à Haïti, « à la plus grande prudence » après l’assassinat du Président Jovenel Moïse,
Il affirme que « toute la lumière devra être faite sur ce crime qui intervient dans un climat politique et sécuritaire très dégradé ».
Pour sa part, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s’est dit « prêt à soutenir la population d’Haïti et lui offre toute l’aide dont elle pourrait avoir besoin ».
Il « condamne fermement l’effroyable assassinat du Président Moïse perpétré ce matin ».
Selon le haut représentant de l’Union Européenne, pour les Affaires étrangères et sécuritaires, Josep Borrell Fontelles, « ce crime entraîne un risque d’instabilité et une spirale de violence ».
Le chef de la diplomatie européenne s’est déclaré « choqué par l’assassinat du Président haïtien » et rappelle qu’ils ont « eu un échange à un forum diplomatique il y a 3 semaines ».
« L’Europe suivra la situation de près » a assuré , quant à elle, la Présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen, qui s'est dite « profondément choquée par l'assassinat du Président haïtien ».
Pour rappel, le Président de la république d’Haïti, Jovenel Moïse, a été assassiné dans la nuit de mardi à mercredi par un groupe armé, alors qu’il se trouvait dans sa résidence privée.
Quelques heures plus tard, le Premier ministre haïtien par intérim, Claude Joseph, a déclaré « l’état de siège » conférant des pouvoirs accrus à l’Exécutif local.