Hakan Türkmen
28 Août 2021•Mise à jour: 28 Août 2021
AA/Bagdad
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a réitéré le refus de son pays de toute présence de l'organisation terroriste « PKK » sur le sol irakien.
C’est ce qui ressort de son allocution prononcée lors de « la Conférence de Bagdad pour la coopération et le partenariat », à laquelle participent les chefs d’Etat et les représentants des pays régionaux, arabes et étrangers.
Cavusoglu a ajouté que la Turquie est prête à apporter le soutien nécessaire à l'Irak dans la lutte contre le l’organisation terroriste « PKK ».
Le chef de la diplomatie turque a souligné à cet effet l'importance de la coopération économique et du partenariat entre les deux pays, notant qu'Ankara continuera de soutenir l'Irak afin d'y réaliser la stabilité.
« Nous sommes prêts à contribuer à la construction d'une autoroute et d'une voie ferrée reliant «Fish-Khabour» à Bagdad, à la réhabilitation d'autoroutes et de voies ferrées entre Bagdad et Bassora, à la création d'une zone industrielle à Mossoul, au développement du port « Al-Faw » et de projets dans le domaine de l'irrigation et de la gestion de l'eau », a-t-il assuré.
« Il ne peut y avoir de développement économique sans sécurité », a déclaré le responsable turc, soulignant qu’ « il n'y a pas de place pour le terrorisme dans l'avenir de la région et de l’Irak ».
Et Cavusoglu de poursuivre « En tant que pays qui combat simultanément des organisations terroristes telles que « DAECH », « PKK », « YPG » et « FETÖ », nous connaissons bien la face obscure du terrorisme. Ces organisations menacent également la sécurité régionale ».
« Je tiens à souligner une fois de plus que nous n'accepterons jamais la présence du « PKK » en Irak. Nous attendons de tous les pays amis et voisins qu'ils soutiennent notre guerre contre cette organisation terroriste », a insisté le chef de la diplomatie turque.
Et le responsable turque de préciser, « Nous sommes prêts à apporter le soutien nécessaire à l'Etat irakien dans sa guerre contre cette organisation, qui représente une menace pour la stabilité de l'Irak et ne cesse de violer sa souveraineté ».
Cavusoglu a mis l’accent sur la nécessité d'assurer la stabilité politique pour garantir le succès de la guerre contre les organisations terroristes.
Il a fait part du soutien continu de son pays aux efforts visant à consolider les institutions politiques de l'Irak.
Il a également formulé l’espoir que les élections législatives anticipées prévues le 10 octobre en Irak se dérouleront dans une atmosphère de paix et enregistreront une forte participation.
Le responsable turc a fait observer que l'Irak et Bagdad sont parmi les centres les plus importants de la civilisation islamique.
« Il est temps de mettre de côté nos différends et de nous concentrer sur nos points communs. En tant que peuples de cette région, nous connaissons mieux nos problèmes et les résolvons nous-mêmes », a affirmé Cavusoglu, estimant que « les ingérences extérieures n'apporteront pas de solution aux problèmes régionaux ».
« Nos peuples attendent une solution de nous, et non pas des autres », a-t-il précisé.
Le ministre turc des Affaires étrangères a exprimé son espoir que la Conférence de Bagdad insufflerait un nouveau souffle au dialogue régional.
Le sommet régional sur la coopération et le partenariat se tiendra sur une journée dans la zone verte fortifiée de la capitale, Bagdad, pour discuter des dossiers politiques, économiques et sécuritaires liés à l'Irak et à la région.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail