Esma Ben Said
30 Janvier 2018•Mise à jour: 30 Janvier 2018
AA/Washington/Safvan Allahverdi
Le Pentagone a déclaré, lundi, qu'il n'avait reçu aucune information concernant d'éventuelles victimes civiles dans la région d'Afrin, en Syrie, où se poursuit l’opération Rameau d’olivier.
L'opération Rameau d’olivier, qui a été lancée par l'Armée turque le 20 janvier dernier, vise à établir la sécurité et la stabilité le long des frontières de la Turquie et de la région, ainsi qu'à protéger les Syriens contre l'oppression et la cruauté des terroristes, selon l’état-major turc.
En réponse à une question concernant les allégations des terroristes du PYD/PKK selon lesquelles l'opération militaire turque aurait causé la mort de civils, le porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning a déclaré: «Je ne suis au courant d'aucun incident concernant ce que vous venez de spécifier».
Manning s'exprimait lors d'une conférence de presse quotidienne tenue au Pentagone.
Le porte-parole a ajouté que Washington continuait à travailler avec les autorités turques pour trouver la meilleure solution dans la région.
«Ils [les Turcs] sont nos alliés de l'OTAN, a déclaré Manning. Donc, nous devons toujours nous assurer qu'il n'y a pas de conflit et qu'ils connaissent l'emplacement de nos troupes.»
Manning a également répondu aux inquiétudes du Pentagone au sujet d'un possible conflit entre les États-Unis et la Turquie si Ankara entre à Manbij après l'opération Rameau d’olivier à Afrin.
«Nous passons donc par de grandes mesures afin de nous assurer que nous nous débrouillons et qu'ils comprennent où sont nos forces», a-t-il précisé.
«La seule relation officielle de la coalition [internationale de lutte contre Daech] à Manbij est avec le Conseil militaire de Manbij, qui a été créé pour défendre Manbij contre Daech, mais pour notre alliée, la Turquie, nous sommes en communication étroite et continue avec eux», a-t-il encore dit.
En réponse à une question d'un correspondant de l'Agence Anadolu concernant une allégation selon laquelle un kamikaze du PYD/PKK aurait tué deux soldats turcs et détruit un char turc à Afrin, un autre porte-parole du Pentagone, Adrian Rankine-Galloway, a déclaré que le Pentagone vérifiait actuellement l'allégation.
Rappelant que les forces kurdes opérant à Afrin ne font pas partie de la coalition menée par les États-Unis, Rankine-Galloway a également déclaré que son pays ne fonctionne pas avec ces éléments du PYD/PKK.
«Les forces kurdes qui s'engagent avec les forces turques dans la région d'Afrin n'ont aucune affiliation avec la coalition dirigée par les États-Unis», a-t-il dit.
Les États-Unis ont soutenu le PYD/PKK, branche syrienne de l'organisation terroriste PKK qui a perpétré des attaques pendant plus de 30 ans en Turquie, aussi bien contre les forces de sécurité que les civils.
Le soutien américain au groupe terroriste a longtemps contrarié Ankara alors que Washington considère le groupe dirigé par le PYD/PKK/SDF comme un «partenaire fiable» dans sa lutte contre Daech et continue de lui fournir des armes et du matériel malgré les fortes objections de la Turquie.