Fatma Bendhaou
04 Mai 2021•Mise à jour: 04 Mai 2021
AA/ Peter Kum
Le chef de la mission d’enquête de l’Union Africaine (UA) sur la situation politique et sécuritaire au Tchad, Mohamed Idriss Farah, a appelé, mardi, les forces vives du pays au dialogue politique pour sortir le Tchad de sa crise actuelle.
La mission d’enquête de l’UA qui séjourne au Tchad depuis jeudi, a rencontré plusieurs personnalités concernées par la crise sécuritaire et politique que le Tchad traverse depuis quelques temps.
« Nous avons discuté de beaucoup de sujets, notamment comment accompagner le Tchad durant cette période difficile », a déclaré à la presse, mardi, l'ambassadeur de Djibouti en Ethiopie et président du Conseil paix et sécurité de l'UA, Mohamed Idriss Farah.
« Mais c'est d'abord aux Tchadiens et aux Tchadiennes de sortir leur pays des difficultés, les partenaires seront là pour aider mais il reviendra à eux de s'entendre politiquement », a souligné le diplomate.
Selon lui, les membres du Conseil paix et sécurité de l’UA étaient « divisés » sur les décisions à prendre concernant le Tchad.
« Certains pensent qu'il fallait tout de suite appliquer les protocoles (et sanctionner le Tchad), d'autres disent qu'il fallait donner un peu plus de temps car la situation ne concerne pas seulement le Tchad », a déclaré Idriss Farah.
Interviewé lundi par les médias locaux, Mohamed Idriss Farah a souligné que sanctionner le Tchad pourrait impacter négativement son engagement dans la lutte contre le terrorisme au lac Tchad et au Sahel.
Arrivée au Tchad jeudi, la mission a pu s'imprégner de la situation sur place, après le décès du président tchadien, Idriss Déby, et apporter son appui en tant qu'organisation panafricaine.
La mission partira du Tchad le mercredi 5 mai pour remettre dans la foulée son rapport au Conseil paix et sécurité de l'UA afin de permettre à l'organisation africaine de prendre de meilleurs décisions concernant le Tchad.
Pendant son séjour au Tchad, la mission a affirmé avoir rencontré le Conseil militaire de transition (CMT), le Premier ministre Pahimi Padacké Albert, le Président du Parlement, Haroun Kabadi, le Président de la Cour suprême, les leaders religieux, les ambassadeurs africains au Tchad, ainsi que les leaders des partis politiques et des organisations de la société civile.